Pour l’acolyte de Jordan Bardella, “l’État de droit a été totalement violé parce qu’elle empêche un recours effectif, ce qui est un droit garanti par la convention européenne des droits de l’Homme”. En effet, elle est aujourd’hui soumise à l’exécution immédiate, ce qui signifie qu’elle ne peut plus, à partir de maintenant, se présenter à quelconque élection. Celle qui se déclare encore “innocente” a ensuite estimé que sa condamnation représentait “un jour funeste pour notre démocratie et notre pays”.
Aussi, en plus d’avoir été elle-même “éliminée”, elle considère que “ce sont des millions de Français dont la voix a été éliminée”. Convaincue de n’avoir rien à se reprocher, Marine Le Pen a demandé à ce que “la justice se hâte” et a affirmé qu’elle allait faire appel de sa condamnation.
Et si elle peut compter sur son bras droit Jordan Bardella, qu’elle a encore qualifié d’“atout formidable pour le mouvement”, Marine Le Pen ne compte néanmoins “en aucune manière” se retirer de la vie politique. En effet, elle espère “que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt que nécessaire”.