“Me taper la tête contre les murs” : en plus du cancer, Pascal Bataille se livre sur cette autre maladie qui le fait souffrir

Dans une interview accordée au magazine Ici Paris le 23 avril 2025, Pascal Bataille s’est livré avec une grande sincérité sur un combat intime qu’il mène depuis plus de trente ans. Si l’animateur a récemment affronté un cancer du poumon, une autre maladie, plus silencieuse mais tout aussi pesante, continue de rythmer son quotidien : les acouphènes.

Une rémission porteuse d’espoir

En décembre 2024, Pascal Bataille révélait publiquement être atteint d’un cancer du poumon. Une annonce qui avait suscité une vive émotion chez ses proches comme auprès du public. Mais le 21 avril 2025, invité sur Europe 1, il partageait une nouvelle infiniment plus rassurante :

« Depuis une quinzaine de jours, je suis officiellement en rémission. C’était un combat compliqué, mais avec une issue pour l’instant très favorable. »

Des mots empreints de soulagement. Après des mois de traitements, d’examens et d’incertitudes, l’animateur peut enfin entrevoir un horizon plus serein. Cette victoire contre la maladie représente une étape majeure, presque une renaissance. Pourtant, derrière cette éclaircie demeure une autre épreuve, plus ancienne et plus insidieuse.

Les acouphènes : un bruit permanent depuis 1993

Car bien avant le cancer, une autre pathologie s’est installée dans sa vie. Depuis 1993, Pascal Bataille souffre d’acouphènes chroniques.

« Je vis en permanence avec des sifflements, des bourdonnements, parfois même des tintements comme des petites clochettes », confie-t-il.

Tout a commencé par des symptômes dans son oreille gauche. Au départ, l’incompréhension et la panique dominaient. Il se souvient d’une période particulièrement difficile :

« J’avais envie de me taper la tête contre les murs. »

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Les acouphènes peuvent sembler invisibles pour ceux qui ne les vivent pas, mais ils constituent une épreuve constante. Un bruit qui ne s’éteint jamais. Une présence sonore continue qui envahit les moments de calme, perturbe la concentration, trouble le sommeil et use les nerfs.

Avec le temps, l’animateur a appris à composer avec ces sons parasites. Non pas à les faire disparaître, mais à les accepter. Une forme de résilience silencieuse.

Le deuil du silence

L’une des confidences les plus marquantes de Pascal Bataille concerne sa relation au silence.

« Je ne peux plus savoir vraiment ce qu’est le silence. Néanmoins, j’en connais le prix et les vertus. »

Perdre le silence, c’est perdre un refuge. Pour beaucoup, il est un espace de repos, de méditation, de respiration intérieure. Pour lui, il est devenu un souvenir. Pourtant, loin de sombrer dans l’amertume, l’animateur en a tiré une réflexion plus profonde sur la valeur des instants calmes et sur la manière dont le silence peut révéler l’essentiel.

Faire du silence une force à la télévision

Aux côtés de son complice de toujours, Laurent Fontaine, Pascal Bataille prépare le retour de l’émission Y’a que la vérité qui compte sur W9. Une émission marquée par l’émotion brute et les confidences face caméra.

Fait étonnant : le silence y occupe une place centrale.

Il se souvient des débuts sur TF1 : lors de la première diffusion, un silence d’environ une minute avait été conservé à l’antenne. Les responsables de la chaîne avaient cru à une erreur de montage.

« Il a fallu beaucoup de persuasion pour expliquer que ce silence faisait partie intégrante de l’émission. »

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