
Des paroles simples mais bouleversantes, qui ont visiblement ému Anne Le Nen, aperçue les yeux brillants dans le public. Le couple, uni depuis de nombreuses années, a une nouvelle fois montré sa complicité et son attachement profond sous les applaudissements des invités.
Mais au-delà des remerciements et des confidences personnelles, Muriel Robin a également profité de cette tribune pour faire passer un message fort sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : la lutte contre les violences sexuelles et la défense des victimes.

Très engagée sur ces questions depuis plusieurs années, l’humoriste a dénoncé avec fermeté le projet de réforme concernant le “plaider-coupable criminel”, envisagé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Cette mesure permettrait notamment à certains accusés de négocier leur peine sans passer par un véritable procès public.
Pour Muriel Robin, cette idée est inacceptable lorsqu’il s’agit de crimes sexuels. “Un viol ne se négocie pas, un viol se juge”, a-t-elle martelé avec gravité devant un public particulièrement attentif. Selon elle, les victimes n’ont pas besoin d’une justice plus rapide mais d’une justice capable de reconnaître pleinement la gravité des faits et l’ampleur du traumatisme subi.
La comédienne a également rappelé l’importance du procès, non seulement pour les victimes, mais aussi pour la société tout entière. “On ne combat pas une violence massive avec une justice allégée qui simplifie les procédures”, a-t-elle insisté, appelant directement Gérald Darmanin à “être à la hauteur de ce fléau”.
Dans la salle, plusieurs personnalités comme Romane Bohringer ou Clémentine Célarié ont approuvé ses propos par de nombreux signes de soutien. À la fin de son intervention, Muriel Robin a reçu une longue standing ovation de la part du public, saluant à la fois son immense carrière et le courage de sa prise de parole.
Cette soirée restera sans doute comme l’un des moments les plus marquants de cette édition des Molières, entre émotion, sincérité et engagement.