
Brigitte Bardot s’est éteinte à l’âge de 91 ans, ce dimanche 28 décembre 2025. Figure mythique du cinéma français, icône de mode et militante infatigable pour la cause animale, elle laisse derrière elle une empreinte indélébile. À Saint-Tropez, sa célèbre demeure, La Madrague, a immédiatement été placée sous haute surveillance afin d’éviter toute intrusion.
Depuis plusieurs années déjà, Brigitte Bardot avait anticipé les moindres détails de sa disparition. En 2020, elle confiait au magazine Point de Vue avoir préparé son enterrement avec une grande sobriété : « Mon nom, ma date de naissance, ma date de mort, une petite croix en bois ». Une volonté fidèle à son tempérament, loin de toute mise en scène.
À peine la nouvelle de son décès annoncée, de nombreux admirateurs ont commencé à affluer devant La Madrague, cette maison devenue presque mythique, nichée dans une pinède avec vue sur la mer. Pour prévenir tout débordement, les autorités ont rapidement réagi. Selon des images diffusées par BFMTV, des barrières métalliques ont été installées aux abords de la propriété et des gendarmes assurent une présence constante, filtrant strictement les accès. Seuls certains véhicules autorisés peuvent pénétrer dans l’enceinte. Derrière les barrières, des fans ont déjà déposé des bouquets de fleurs blanches et rouges en hommage à l’icône disparue.

Ces derniers mois, l’état de santé de Brigitte Bardot suscitait déjà de vives inquiétudes. Fin septembre, elle avait été hospitalisée à l’hôpital privé Saint-Jean à Toulon pour « une intervention chirurgicale dans le cadre d’une maladie grave », comme l’avait révélé Nice Matin.
Mort de Brigitte Bardot à 91 ans : que reste-t-il de sa fortune ?
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer pour une star de son envergure, Brigitte Bardot n’a pas laissé derrière elle une immense fortune personnelle. De son vivant, elle avait choisi de tout léguer à la Fondation Brigitte Bardot, consacrant ainsi définitivement ses biens à la protection animale, et non à son fils unique, Nicolas Charrier.

Cependant, la fondation ne devrait pas hériter de sommes colossales. L’ancienne actrice avait elle-même reconnu avoir dépensé l’essentiel de ses gains. « Ayant dilapidé la majorité de mes gains de star », expliquait-elle dans l’ouvrage Pourquoi eux : ils ont fait notre époque de Caroline Pigozzi. L’argent n’a jamais été un moteur pour Brigitte Bardot.
Selon Yves Bigot, cité dans Challenges en 2014, la star aurait même refusé « des propositions exceptionnelles », allant jusqu’à décliner « pratiquement tous les contrats les plus mirobolants » du cinéma. Une décision dictée, notamment, par son attachement à son premier amour, Roger Vadim, et par son désir farouche de liberté.
Jusqu’au bout, Brigitte Bardot aura vécu à sa manière : libre, entière, fidèle à ses convictions — laissant derrière elle une légende, plus forte que l’argent et le temps.