
Un mouvement de l’animal aurait alors pu provoquer un accident mortel.
Cette possibilité est rapprochée du traumatisme facial identifié lors des examens.
Cependant, cette association reste une hypothèse élaborée à partir de différents éléments connus du dossier.
Aucune expertise médico-légale citée ne conclut que la blessure d’Émile correspond précisément à celle provoquée par le sabot d’un cheval.
De même, rien ne démontre que l’enfant se trouvait près des animaux au moment de sa disparition.
L’hypothèse d’un mouvement de panique
La journaliste pousse ensuite son raisonnement plus loin.
Si un accident de ce type s’était produit, une personne découvrant la scène aurait pu paniquer.
Peggy Poletto écrit ainsi : « Et peut-être, ensuite, la panique de quelqu’un qui ne sait que faire ».
Cette hypothèse pourrait alors soulever une autre question : le corps de l’enfant aurait-il été déplacé après sa mort ?
Là encore, il ne s’agit pas d’un fait établi.
La journaliste elle-même présente ce scénario comme une piste possible et non comme la résolution de l’affaire.
Plusieurs éléments essentiels manquent encore
Pour que cette hypothèse puisse être établie, plusieurs points devraient notamment être démontrés.
Il faudrait pouvoir établir qu’Émile s’est effectivement approché des chevaux le jour de sa disparition.
Il faudrait également démontrer que son traumatisme facial est compatible avec un coup porté par l’un de ces animaux.
Enfin, l’éventuel déplacement du corps nécessiterait lui aussi des éléments matériels permettant de confirmer un tel scénario.
Or, les informations disponibles ne permettent pas actuellement de relier directement ces différents éléments.
Pourquoi la découverte du corps continue d’interroger
La localisation des ossements reste elle aussi au cœur des interrogations.
Les restes d’Émile ont été découverts dans une zone relativement proche du Haut-Vernet.
Or, les environs avaient été parcourus lors des importantes recherches organisées après sa disparition.
Cela ne démontre pas nécessairement que le corps a été déplacé.
Les recherches en milieu naturel peuvent laisser certaines zones imparfaitement inspectées, et de nombreux facteurs peuvent compliquer la découverte de restes humains.
Néanmoins, cette particularité continue d’alimenter les différentes hypothèses autour de l’affaire.
Le mystère reste entier
Plus de trois ans après la disparition d’Émile, aucune explication définitive ne permet donc de raconter avec certitude ses dernières heures.
L’hypothèse développée par Peggy Poletto apporte un nouvel angle de réflexion autour du traumatisme constaté sur le crâne de l’enfant et de la présence de chevaux dans l’environnement familial.
Mais elle comporte encore d’importantes zones d’ombre.
Aucun élément médico-légal public ne permet d’attribuer le traumatisme à un coup de sabot. Aucun élément ne démontre non plus qu’Émile se trouvait auprès des chevaux lorsqu’il a été mortellement blessé.
En attendant d’éventuelles nouvelles avancées de l’enquête, cette piste doit donc rester ce qu’elle est : une hypothèse parmi celles susceptibles d’être examinées pour tenter de comprendre ce qui est arrivé au petit garçon le 8 juillet 2023.