
Interrogée sur son mariage, Nana Mouskouri avait livré une déclaration particulièrement tendre.
« On est toujours amoureux », confiait-elle.
La chanteuse expliquait également combien la présence de son mari la rassurait.
« Quand il est là, je suis bien. »
Mais après les nombreuses épreuves traversées, une peur demeure.
Celle de perdre la personne avec laquelle elle partage sa vie.
« J’ai peur de le perdre »
Nana Mouskouri reconnaissait ouvertement cette inquiétude.
« J’ai peur de le perdre », expliquait-elle à propos d’André Chapelle.
Selon elle, ce sentiment est partagé.
« Et c’est la même chose pour lui », ajoutait-elle.
Après plusieurs décennies de complicité, la chanteuse se disait surtout reconnaissante d’avoir rencontré son mari.
« Je suis très heureuse de l’avoir trouvé. Ou est-ce lui qui m’a trouvée, je ne sais pas… »
Une manière pleine de tendresse de résumer leur longue histoire.

Une artiste marquée par plusieurs épreuves
Le parcours de Nana Mouskouri ne se résume donc pas à son immense carrière musicale.
Derrière les succès, la chanteuse a traversé plusieurs périodes particulièrement difficiles.
Son cancer du pancréas en 2015 est longtemps resté secret.
Elle a ensuite dû affronter une péritonite en 2019.
Puis, en 2021, une forme sévère du Covid-19 accompagnée d’une double pneumonie l’a conduite en soins intensifs pendant plusieurs semaines.
À chaque fois, Nana Mouskouri a poursuivi son chemin.
Nana Mouskouri garde son humour malgré les difficultés
Lorsqu’elle raconte ces épreuves, Nana Mouskouri ne cherche pas uniquement à insister sur leur gravité.
Elle conserve également son humour.
Le surnom de « championne » donné par son médecin illustre cette manière d’aborder son parcours.
La chanteuse mesure néanmoins la chance qu’elle estime avoir eue.
Elle souligne aussi régulièrement l’importance de ceux qui l’entourent.
Et parmi eux, André Chapelle occupe une place particulière.
Après une collaboration professionnelle commencée en 1964, leur relation s’est transformée en une histoire d’amour qui dure depuis plusieurs décennies.
Pour Nana Mouskouri, les épreuves de santé ont ainsi renforcé une certitude : la présence de son mari reste l’un des piliers essentiels de sa vie.