
À l’arrivée des beaux jours, les promenades en forêt, les randonnées et les sorties en pleine nature attirent de nombreux Français. Mais derrière ces moments agréables se cache aussi un risque souvent sous-estimé : les piqûres de tiques. Très présentes dans certaines régions de France, ces petites bêtes peuvent transmettre plusieurs maladies parfois sérieuses.
Si les moustiques restent les insectes les plus redoutés durant l’été, les tiques représentent également un véritable danger, aussi bien pour les animaux que pour les humains. Elles prolifèrent davantage lorsque les températures deviennent plus douces et que l’humidité augmente, notamment dans les espaces verts, les forêts et les hautes herbes.
Comment reconnaître une piqûre de tique ?
Les tiques appartiennent à la famille des acariens parasites. On les retrouve principalement dans les zones boisées, humides, les prairies ou encore certains parcs et jardins. Elles se nourrissent du sang de leurs hôtes, qu’il s’agisse d’animaux ou d’êtres humains.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, les tiques peuvent piquer à tous les stades de leur développement : larve, nymphe ou adulte. Une fois accrochée à la peau, la tique reste fixée pour se nourrir pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Pour l’enlever correctement, il est recommandé d’utiliser un tire-tique afin d’éviter qu’une partie de l’insecte ne reste sous la peau.
Quels sont les risques après une morsure de tique ?
Les piqûres de tiques peuvent transmettre différents agents pathogènes responsables de maladies parfois graves comme la maladie de Lyme, certaines rickettsioses, des encéphalites virales ou encore des fièvres hémorragiques.
La maladie de Lyme reste l’infection la plus connue. Lorsqu’elle n’est pas traitée rapidement avec des antibiotiques, plusieurs symptômes peuvent apparaître : fatigue intense, maux de tête, fièvre, frissons, douleurs musculaires ou articulaires. Dans près de 95 % des cas, une auréole rouge caractéristique apparaît autour de la piqûre.
Chez certaines personnes, les complications peuvent être plus importantes avec des douleurs chroniques, une faiblesse musculaire, des inflammations oculaires, des troubles neurologiques ou encore des paralysies localisées.
Quelles sont les régions françaises les plus touchées ?
Pour mieux suivre l’évolution des piqûres de tiques en France, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) a développé une plateforme baptisée Citique-Tracker. Ce système collecte les signalements réalisés par les citoyens victimes de piqûres sur eux-mêmes ou sur leurs animaux.
Entre janvier 2017 et avril 2023, plus de 72 000 signalements ont été enregistrés, dont plus de 61 000 concernaient des humains.
La région la plus touchée reste aujourd’hui le Grand-Est, qui comptabilise à elle seule plus de 9 500 cas recensés chez l’être humain.
Voici les régions françaises les plus exposées aux piqûres de tiques :
- Grand-Est : 9 555 cas
- Auvergne-Rhône-Alpes : 7 716 cas
- Île-de-France : 5 348 cas
- Nouvelle-Aquitaine : 4 620 cas
- Bretagne : 3 361 cas
- Normandie : 2 556 cas
- Hauts-de-France : 2 506 cas
- Centre-Val de Loire : 1 876 cas
- Pays de la Loire : 1 700 cas
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : 827 cas
- Corse : 92 cas
- Guyane : 8 cas
- Guadeloupe : 3 cas
- Martinique : 1 cas
- Réunion : 1 cas
Pour limiter les risques, il est conseillé de porter des vêtements couvrants lors des balades en nature, d’utiliser un répulsif adapté et surtout d’inspecter soigneusement sa peau et celle de ses animaux après chaque sortie en extérieur.
#RP_INRAE CiTIQUE-TRACKER pour visualiser l’exposition aux piqûres de #tiques des Français et leurs animaux.
👉dans quelle région ? quel environnement ? durant quelle activité ? à quel âge ?
👉72 000 signalements de piqûre depuis 5 ans avec @ci_ticks
➡️https://t.co/4qWp7kA1i4 pic.twitter.com/uDqddE4H0V— INRAE (@INRAE_France) June 5, 2023