
Avant la plantation, l’ajout de compost bien mûr ou de fumier décomposé permet d’enrichir la terre en douceur. Cela nourrit les plants sans risquer de brûler les racines. En revanche, les engrais riches en azote sont à éviter, car ils favorisent le développement du feuillage au détriment des tubercules et rendent les plants plus sensibles aux maladies.
Pour les cultures en pot, en bac ou en sac, un mélange léger de terre de jardin et de compost offre d’excellents résultats, à condition d’assurer un bon drainage.
Planter au bon moment et gérer l’arrosage pour une récolte abondante
La plantation doit se faire lorsque le sol est suffisamment réchauffé, idéalement autour de 10 °C, et qu’il n’est plus saturé d’eau. Un sol trop humide augmente le risque de pourriture des tubercules.
Il faut ensuite creuser des sillons de 10 à 15 cm de profondeur, placer les plants tous les 30 à 40 cm, en respectant un espacement de 60 à 70 cm entre les rangs. Les germes doivent toujours être orientés vers le haut. Une fois les tubercules en place, on les recouvre de terre sans trop tasser pour laisser respirer le sol.
Après la plantation, un arrosage généreux est conseillé si la terre est sèche. Ensuite, les pluies printanières suffisent généralement. Il est préférable d’arroser uniquement lorsque le sol devient sec en surface, sur quelques centimètres. En moyenne, les pommes de terre ont besoin d’environ 2 cm d’eau par semaine.
Pour les cultures en pot, la vigilance est encore plus importante, car la terre sèche plus rapidement. Un arrosage régulier mais modéré est alors essentiel.
Enfin, lorsque les plants atteignent environ 15 à 20 cm de hauteur, il est temps de procéder au buttage. Cette étape consiste à ramener de la terre autour des tiges pour favoriser la formation de nouveaux tubercules et protéger ceux déjà présents de la lumière. C’est un geste simple mais déterminant pour augmenter le rendement.