
Dans son message, il ne s’était pas uniquement adressé aux personnes sans domicile.
Il avait également lancé un avertissement aux personnes qu’il qualifiait de « criminels ».
Selon Donald Trump, celles-ci ne seraient pas invitées à quitter la ville. Il promettait plutôt de les envoyer en prison.
Le président présentait alors Washington comme une ville confrontée à un grave problème de criminalité.
Cependant, cette présentation était contestée par les autorités locales et par les statistiques disponibles à cette période.
Les chiffres montraient une baisse de la criminalité
Muriel Bowser, maire de Washington, avait rejeté l’idée d’une hausse générale de la criminalité.
Elle avait notamment expliqué sur MSNBC que la capitale ne connaissait pas de nouvelle flambée des crimes.
Les statistiques de la police métropolitaine allaient alors dans le même sens.
Au début du mois d’août 2025, les crimes violents étaient en baisse de 26 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les données disponibles montraient également une diminution d’autres catégories de crimes.
Les données du ministère de la Justice indiquaient par ailleurs que les crimes violents avaient atteint en 2024 leur niveau le plus bas depuis 30 ans dans la capitale.
Ces chiffres ne signifiaient pas que Washington ne connaissait plus de criminalité. En revanche, ils contredisaient l’idée d’une hausse générale au moment des déclarations présidentielles.
Muriel Bowser conteste le constat du président
La maire de Washington avait donc adopté une position différente de celle de Donald Trump.
Selon elle, les tendances observées allaient plutôt dans la bonne direction.
Les données disponibles indiquaient notamment une diminution des homicides et des crimes violents.
La question des statistiques avait toutefois elle-même fait l’objet de discussions. Une enquête avait été ouverte concernant des accusations de modification de certaines données par un responsable de la police locale.
Muriel Bowser avait défendu les statistiques générales de la ville. De son côté, le syndicat de la police avait exprimé des doutes sur l’ampleur de la baisse annoncée.