
Depuis le 20 août 2026, le texte prévoit également une peine pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende lorsque les faits concernés sont commis sur un terrain affecté à une activité agricole.
L’application de ces dispositions dépend toutefois de la situation juridique précise du terrain et des circonstances de l’installation.
Ingenheim ne dispose pas d’une aire d’accueil
La situation met également en lumière la question des infrastructures disponibles.
Ingenheim ne dispose pas d’une aire permettant d’accueillir un convoi d’une telle ampleur.
Il en va de même pour Wilwisheim.
Selon les informations rapportées localement, le Bas-Rhin est régulièrement confronté à l’arrivée de grands convois.
Certains peuvent compter plusieurs centaines de caravanes.
Trouver un emplacement capable de recevoir autant de véhicules devient alors particulièrement complexe.
Un problème qui dépasse la petite commune
Avec près de 300 caravanes sur huit hectares, la situation d’Ingenheim dépasse largement les capacités habituelles d’un village de cette taille.
La question d’une aire de grand passage adaptée à ce type de rassemblement se pose donc à une échelle plus large.
Une telle infrastructure permettrait d’accueillir temporairement des groupes importants sur un site prévu à cet effet.
Pour l’instant, cependant, Ingenheim doit gérer la situation actuelle.
Et tous les regards se tournent désormais vers une date : le 28 septembre.
Que se passera-t-il après le 28 septembre ?
C’est la principale inconnue.
L’accord trouvé par le maire prévoit clairement une présence limitée à 17 jours.
Les caravanes doivent donc quitter les lieux à l’échéance prévue.
Si les engagements sont respectés et que le convoi part comme convenu, la solution négociée aura permis d’éviter une confrontation.
En revanche, si le groupe reste au-delà de cette date, les autorités pourront examiner les procédures administratives et judiciaires disponibles en fonction de la situation.
Pour l’instant, aucun départ anticipé n’a été annoncé.
Une cohabitation sous surveillance
Ingenheim vit donc une situation particulièrement inhabituelle.
Près de 300 caravanes se trouvent actuellement sur un terrain très majoritairement privé, à proximité d’un village qui compte moins de 400 habitants.
Malgré quelques difficultés signalées, le dialogue reste ouvert.
Le maire Raymond Marzolf a choisi de tolérer exceptionnellement le campement à condition que les lieux et les engagements pris soient respectés.
Cette solution reste cependant temporaire.
Le véritable test arrivera le 28 septembre, date à laquelle les voyageurs doivent avoir quitté le terrain.