Les anciens présidents peuvent également disposer de locaux meublés et équipés. Les dépenses liées à ces bureaux sont prises en charge par l’État.
À cela peuvent s’ajouter certains frais de représentation.
L’ensemble de ces avantages est régulièrement au centre des critiques concernant le coût des anciens présidents pour les finances publiques.
Un amendement pour réduire certains avantages
Le débat a notamment rebondi en 2025.
Un amendement voté au Sénat visait alors à supprimer certains des avantages dont bénéficient les anciens présidents.
Les défenseurs de cette mesure considéraient qu’il n’existait aucune raison de maintenir certains privilèges pour des citoyens n’exerçant plus de fonction au service de la République.
Cette initiative a relancé les discussions autour du cadre juridique applicable aux anciens chefs de l’État.
Une partie de ce dispositif repose en effet sur des règles anciennes, notamment la loi de 1955.
La question dépasse donc le seul montant de la dotation. Elle concerne plus largement les moyens matériels accordés après la fin d’un mandat présidentiel.
Que touchent les anciens dirigeants dans les autres pays ?
La France n’est pas le seul pays à prévoir des dispositifs particuliers pour ses anciens dirigeants.
Aux États-Unis, les anciens présidents bénéficient également d’une pension. En 2022, son montant était présenté comme équivalent au salaire d’un cadre exécutif du gouvernement, soit environ 210 000 euros par an.
Au Royaume-Uni, les anciens Premiers ministres peuvent bénéficier d’un dispositif pouvant atteindre environ 129 000 euros par an.
Les règles sont toutefois différentes d’un pays à l’autre. Les montants ne peuvent donc pas toujours être directement comparés.
En Allemagne, les anciens chanceliers peuvent percevoir une pension minimale d’environ 4 000 euros mensuels. Le dispositif est notamment conditionné à une durée de mandat d’au moins quatre ans.
En Espagne, les anciens chefs de gouvernement peuvent bénéficier d’une allocation à vie d’environ 80 000 euros brut par an. Cependant, certaines règles limitent les possibilités de cumul.
