Sa résilience force le respect : à 49 ans, cette célèbre présentatrice révèle être atteinte d’un cancer du sang incurable et refuse de laisser la maladie l’empêcher de travailler

Pendant près de deux ans, Maryam Moshiri a choisi de garder sa maladie loin des regards. La célèbre présentatrice de BBC News vient finalement de révéler être atteinte d’un cancer du sang incurable, la polycythémie vraie, également appelée maladie de Vaquez.

Dans un entretien accordé au Times, la journaliste britannique, mère de trois enfants, raconte son quotidien depuis le diagnostic, les traitements éprouvants qu’elle a dû suivre et sa volonté de continuer à exercer un métier qu’elle aime profondément.

Maryam Moshiri révèle son cancer après deux ans de silence

Maryam Moshiri est un visage bien connu des téléspectateurs britanniques.

Au cours de sa carrière à BBC News, la journaliste a couvert de nombreux événements internationaux majeurs, des conflits aux grands rendez-vous de l’actualité.

Elle était notamment présente lors des funérailles du pape François et a également couvert l’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor.

Derrière cette activité professionnelle intense, Maryam Moshiri menait pourtant depuis près de deux ans un combat dont le public ignorait tout.

Elle vient désormais de décider d’en parler ouvertement.

Dans les colonnes du Times, la présentatrice explique être atteinte d’un « cancer du sang incurable ».

Elle souffre de la maladie de Vaquez

La maladie diagnostiquée chez Maryam Moshiri est appelée polycythémie vraie, ou maladie de Vaquez.

Il s’agit d’une maladie rare touchant la moelle osseuse.

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Elle entraîne notamment une production excessive de globules rouges, ce qui augmente la concentration des cellules dans le sang.

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La maladie de Vaquez évolue généralement de façon chronique et nécessite un suivi médical régulier afin de limiter les complications.

Le terme « incurable » employé par Maryam Moshiri ne signifie donc pas nécessairement qu’aucune prise en charge n’est possible. Il signifie que la maladie est chronique et qu’elle peut nécessiter une surveillance et des traitements pendant de nombreuses années.

C’est précisément cette perspective à long terme qui semble avoir été particulièrement difficile à accepter pour la journaliste.

« L’un des aspects les plus difficiles est de devoir continuer à vivre »

Dans son témoignage, Maryam Moshiri évoque sans détour la difficulté psychologique d’apprendre à vivre durablement avec la maladie.

« L’un des aspects les plus difficiles de cette maladie est de devoir continuer à vivre », confie-t-elle.

Après le choc du diagnostic, qu’elle décrit comme « dur à encaisser », elle a progressivement dû apprendre à intégrer la maladie à son quotidien.

Il ne s’agissait pas seulement de suivre des traitements.

La présentatrice devait également continuer à travailler, s’occuper de ses enfants et maintenir autant que possible la vie qu’elle menait auparavant.