
Jeudi 6 février 2025, Manuel Bompard était l’invité de C à vous. Le député a été interrogé sur la lutte contre la consommation de drogue après la présentation d’un nouveau clip par le ministère de l’Intérieur. Les stupéfiants seraient bien présents au sein de l’Assemblée nationale.
Il ne s’agit plus seulement de sensibiliser mais de culpabiliser. Jeudi 6 février 2025, lors d’une conférence de presse, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a présenté la nouvelle campagne vidéo du gouvernement pour lutter contre la consommation de drogue. “Chaque jour, des personnes payent le prix de la drogue que vous achetez”, accompagne le clip.
Le même jour, Manuel Bompard était l’invité de C à vous et a été interrogé sur ce sujet. “Comment exiger la fin de la consommation de drogue, alors qu’elle se propage au sein même de l’Assemblée nationale ?”, lui a demandé Mohamed Bouhafsi. “Vous avez raison de mettre l’accent sur un fléau aujourd’hui, qui est le fléau des addictions qui existe dans la société dans son ensemble et qui existe sans aucun doute à l’Assemblée nationale”, a ainsi déclaré le député des Bouches-du-Rhône et coordinateur de LFI dans un premier temps.
Gérald Darmanin assure que la drogue touche aussi les politiques
L’addiction à la drogue ne serait pas un fléau isolé. En effet, Manuel Bompard a énuméré d’autres possibles dépendances. “La question, c’est comment on lutte contre ces addictions qui montent en puissance dans notre société.
On parle de la drogue, mais l’alcool, les médicaments, on pourrait en parler aussi”, a-t-il assuré. Pour rappel, lundi 3 février 2025, le maire de Grenoble, Éric Piolle, a demandé que des tests de recherche de stupéfiants soient mis en place sur les parlementaires et les ministres pour “voir si le problème touche aussi les cercles de décisions”.
Le lendemain, Gérald Darmanin a assuré que les addictions n’étaient pas uniquement présentes dans les quartiers défavorisés. “La drogue touche aussi des avocats d’affaire, des cadres, des journalistes…”, a-t-il lancé avant d’ajouter que la sphère politique n’était effectivement pas épargnée. “J’ai vu de mes yeux des scooters de la Défense venir dans les ‘tours Pablo Picasso’ à Nanterre récupérer la drogue. Il y a des cercles de pouvoir qui consomment de la drogue, le problème, c’est l’addiction”, avait-il lancé dans C à vous.