
Les migraines et céphalées possèdent de nombreuses causes ou facteurs déclenchants. Elles nécessitent parfois une évaluation médicale, notamment lorsqu’elles sont nouvelles, particulièrement intenses ou différentes des maux de tête habituels.
Il en va de même pour le « brouillard mental » ou les difficultés de concentration. Le stress, la fatigue et le manque de sommeil figurent parmi les nombreuses explications possibles. Affirmer que ces troubles sont souvent causés par une carence en vitamine D serait donc excessif.
Qui présente davantage de risques de manquer de vitamine D ?
Certains profils sont davantage exposés à un déficit. Une faible exposition à la lumière solaire peut notamment réduire la production de vitamine D par la peau.
L’âge, certaines maladies affectant l’absorption digestive ou le métabolisme de la vitamine D ainsi que certains traitements peuvent également influencer le statut vitaminique.
Les besoins et le risque de déficit varient donc considérablement d’une personne à l’autre. C’est pourquoi les recommandations de supplémentation ne sont pas identiques pour tout le monde.
Comment savoir réellement si l’on manque de vitamine D ?
Les symptômes seuls ne permettent pas de confirmer une carence. Une personne présentant un déficit peut même ne ressentir aucun signe évident.
Lorsque cela est médicalement pertinent, le statut en vitamine D peut être évalué par une analyse sanguine mesurant la 25-hydroxyvitamine D. L’intérêt de réaliser ce dosage dépend toutefois du profil et de la situation médicale de chaque personne.
Un professionnel de santé peut donc déterminer si un dosage ou une supplémentation est nécessaire en tenant compte de l’âge, des facteurs de risque, des symptômes et des éventuels antécédents.
Alimentation, extérieur et compléments : les bons réflexes
Certains aliments apportent naturellement de la vitamine D. C’est notamment le cas de plusieurs poissons gras, des œufs et de certains produits enrichis. Une alimentation variée contribue ainsi aux apports nutritionnels.
L’exposition de la peau à la lumière solaire participe également à la production de vitamine D. Cependant, il ne faut pas rechercher une exposition excessive au soleil dans ce seul objectif, car les rayons ultraviolets augmentent aussi le risque de lésions cutanées et de cancers de la peau.
Enfin, les compléments de vitamine D peuvent être utiles lorsque cela est indiqué. Il est néanmoins préférable de respecter les doses recommandées et d’éviter une supplémentation excessive sans avis adapté.
Contrairement à une idée répandue, les vitamines ne sont pas inoffensives à n’importe quelle dose. La vitamine D étant liposoluble, un apport excessif et prolongé peut entraîner une toxicité, notamment en provoquant une augmentation anormale du calcium dans le sang.
Fatigue, faiblesse musculaire ou douleurs peuvent donc parfois accompagner un déficit en vitamine D, mais aucun de ces symptômes ne permet de poser un diagnostic. En cas de doute, l’approche la plus fiable reste d’en parler à un professionnel de santé afin de déterminer si un bilan ou une supplémentation est réellement nécessaire.