Le nouveau pape déjà dans la tourmente (1/10)
À peine élu, le nouveau pape se retrouve déjà au cœur d’une vive controverse. Ce jeudi 8 mai, l’Américain Robert Francis Prevost a été désigné 267ᵉ souverain pontife de l’histoire de l’Église catholique. Il succède ainsi au pape François, décédé en février dernier à l’âge de 88 ans. Une élection historique, puisqu’il devient le premier pape originaire des États-Unis.

Une première polémique (2/10)
Depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, le cardinal français Dominique Mamberti a proclamé solennellement le nom du nouvel élu, qui a choisi de régner sous le nom de Léon XIV. Alors que la foule saluait ce moment historique et que les cloches de Rome retentissaient encore, une polémique relayée notamment par le magazine Gala est venue assombrir les toutes premières heures de son pontificat.

L’origine de l’affaire (3/10)
Pour comprendre l’origine de cette affaire d’abus sexuels sur mineurs, le quotidien Le Figaro est remonté à la fin des années 1990. En 1998, Robert Francis Prevost avait été élu à la tête de la province augustinienne Notre-Dame-du-Bon-Conseil, une fonction influente au sein de l’ordre religieux.

Un hébergement qui pose question (4/10)
Il a occupé ce poste de haute responsabilité à Chicago entre 1999 et 2001. C’est durant cette période qu’une décision controversée a attiré l’attention de la presse américaine. En cause : l’hébergement d’un prêtre ayant reconnu des faits d’abus sexuels sur mineurs, une situation extrêmement sensible dans un contexte déjà marqué par de multiples scandales.

Un choix discutable (5/10)
En septembre 2000, le futur pape Léon XIV avait autorisé l’installation de ce religieux dans un prieuré augustinien situé à proximité immédiate d’une école primaire. Une décision jugée incompréhensible par de nombreux observateurs, même si les cadres juridiques et disciplinaires de l’époque différaient sensiblement des normes actuelles.

Contraint de quitter la résidence (6/10)
Avec le durcissement progressif des règles de l’épiscopat américain, le prêtre concerné a finalement été contraint de quitter cette résidence. Quelques années plus tard, de nouvelles accusations ont refait surface. L’Église a alors pris une décision radicale : il a été « réduit à l’état laïc » en 2012, conformément aux procédures disciplinaires en vigueur. Une sanction tardive qui continue aujourd’hui d’alimenter les critiques.

Un fervent défenseur de la lutte contre les abus sexuels (7/10)
Paradoxalement, Robert Francis Prevost s’est, par la suite, affirmé comme un défenseur déterminé de la lutte contre les abus sexuels au sein de l’Église. En tant que préfet du dicastère pour les évêques, il était chargé de faire appliquer le motu proprio « Vos estis lux mundi », promulgué en 2019 par le pape François, visant à sanctionner sévèrement toute mauvaise gestion de tels dossiers.

Un acteur engagé (8/10)
Il s’est également imposé comme un acteur clé du Synode sur la synodalité, vaste chantier lancé en 2021 pour moderniser la gouvernance de l’Église. Léon XIV a plaidé pour davantage de transparence dans les nominations épiscopales et pour une implication plus marquée des laïcs, même si ces évolutions restent encore largement théoriques.
