
À peine élu à la tête de l’Église catholique, Léon XIV voit déjà plusieurs épisodes de son passé revenir au centre de l’attention. Parmi eux figure une ancienne affaire concernant l’hébergement d’un prêtre reconnu coupable d’abus sexuels sur mineurs aux États-Unis.
Cette affaire ne signifie pas que le nouveau pape est lui-même accusé d’avoir commis de tels abus. Les critiques portent plutôt sur la manière dont une situation impliquant ce religieux avait été gérée lorsqu’il occupait d’importantes responsabilités au sein de l’ordre de Saint-Augustin.
Quelques heures seulement après son élection, cet épisode a donc refait surface. Il intervient alors que la question de la lutte contre les abus sexuels reste particulièrement sensible au sein de l’Église catholique.
Léon XIV face à une première polémique après son élection
Robert Francis Prevost est devenu le 267ᵉ souverain pontife de l’histoire de l’Église catholique. Il a choisi le nom de Léon XIV et est également devenu le premier pape américain de l’histoire.
Son nom a été annoncé depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre par le cardinal français Dominique Mamberti. Cependant, alors que son élection suscitait une attention mondiale, plusieurs médias ont rapidement commencé à examiner son parcours et certaines décisions prises au cours de sa carrière.

L’une de ces controverses remonte à la période durant laquelle Robert Francis Prevost exerçait des responsabilités importantes au sein de l’ordre de Saint-Augustin aux États-Unis. Cette affaire concerne un prêtre qui avait été reconnu coupable d’abus sexuels sur des mineurs.
Les critiques portent notamment sur les conditions dans lesquelles ce religieux avait été hébergé. Le choix du lieu est devenu particulièrement sensible en raison de sa proximité avec une école.
Une affaire qui remonte à la fin des années 1990
Pour comprendre l’origine de cette controverse, il faut revenir à la fin des années 1990. En 1998, Robert Francis Prevost avait été élu à la tête de la province augustinienne Notre-Dame-du-Bon-Conseil, dans la région de Chicago.
Il a ensuite occupé cette fonction de responsabilité au moment où l’Église américaine faisait face à plusieurs dossiers particulièrement sensibles concernant des prêtres accusés ou reconnus coupables d’abus sexuels.
C’est dans ce contexte qu’une décision prise en septembre 2000 est aujourd’hui de nouveau examinée. Selon les informations rapportées à propos de cette affaire, un prêtre ayant été reconnu coupable d’abus sexuels sur mineurs avait été autorisé à résider dans un prieuré augustinien.

Or, cette résidence se trouvait à proximité d’une école primaire. C’est principalement cet élément qui a alimenté les critiques et les interrogations concernant la décision prise à cette époque.