
Lors de son troisième jour de procès, Gérard Depardieu a été amené à donner la définition d’une agression sexuelle. Le comédien s’est montré flou sur la question et a tenu à rappeler qu’il n’était pas un “toucheur ni un violeur”.
Mercredi 26 mars 2025, le procès de Gérard Depardieu devant le tribunal correctionnel de Paris se poursuit. Le comédien a cette fois-ci été interrogé sur les accusations de l’une des deux plaignantes, à savoir Sarah (le prénom a été changé), assistante-réalisatrice, sur le film Volets verts, de Jean Becker, dont le tournage a eu lieu durant l’été 2021. La jeune femme accuse l’acteur de 76 ans de l’avoir touché à deux reprises sur les fesses et une fois sur la poitrine.
Lors de sa garde à vue, Gérard Depardieu avait assuré n’avoir aucun souvenir de cette femme. “Les fesses ne m’intéressent pas. Sauf celles des copains hommes, simplement pour les pousser”, avait-il alors déclaré. Lors de l’audience, il a une nouvelle fois nié avoir touché les fesses de la plaignante. “Peut-être que dans un couloir, j’ai touché avec mon dos… […] Par déconnade, les gars, je (leur) file des claques sur la fesse.
Pierre Richard, c’était pareil. Tous les acteurs, avant le clap. Simplement pour qu’ils ne pensent pas trop”, a-t-il ainsi lâché. Quelques minutes, la présidente du tribunal lui a demandé s’il pouvait donner la définition d’une agression sexuelle.
Gérard Depardieu : “J’ai mon monde à moi, les grossièretés”
Après quelques secondes de blanc, il a donné une explication qui ne devrait pas convaincre tout le monde. “Toucher, c’est une agression. Je pense… Après, (avec) ce mouvement de libération de la parole, que j’accepte véritablement, c’est très bien… Je ne suis pas un toucheur ni un violeur, mais c’est vrai que ce n’est pas la même génération. Et puis j’ai mon monde à moi, les grossièretés…”, a-t-il déclaré avant de s’agacer face à l’insistance de l’avocate de Sarah, Me Claude Vincent.
“Mais je n’ai pas pratiqué d’agression sexuelle ! Une agression sexuelle, c’est plus grave que ça, je crois. Plus grave que ce qu’elle dit, une main aux fesses. Enfin, je ne sais pas. Je ne sais pas où on en est… Mais je n’ai pas mis de main aux fesses. Mais je ne sais pas ce que c’est qu’une agression sexuelle”, a-t-il poursuivi.