Une étude empirique affirme qu’un cambrioleur abandonne sa tentative d’effraction après trois minutes. C’est pour cela que ces verres sont prévus pour résister au moins six minutes. Saint-Gobain propose une gamme baptisée Stadip Protect.
Ces verres feuilletés sont composés de deux ou plusieurs feuilles de verre assemblées par un ou plusieurs films de butyral de polyvinyle (PVB). Et selon leur épaisseur, ces vitres ont différents niveaux de résistance qui vont du ralentissement de l’intrusion (niveau P1A) à la vitre blindée de catégorie BR7 (arme de guerre). Problème : ces vitres coûtent très cher puisqu’il faut compter un minimum de 400-500 euros le mètre carré hors pose sur des châssis préexistants.
Film plastique. Une solution alternative moins onéreuse et particulièrement efficace : la pose d’un film plastique. L’inventeur du procédé, l’américain 3M, propose un film anti-intrusion disponible en trois épaisseurs (50, 100 ou 150 micromètres).
S’il n’empêche pas la casse d’une vitre, il la maintient en place afin d’empêcher les cambrioleurs d’entrer. C’est simple à poser et quasiment impossible à retirer. Le fabricant promet qu’il résiste aux effets de la pluie, de la neige et du froid ainsi que des rayons UV.
À lire aussi : Drones, vidéosurveillance, armes high-tech… comment vous serez protégés dans 10 ans
La porte est l’autre accès privilégié des cambrioleurs. Mais contrairement aux fenêtres, les cambrioleurs ne la cassent que très exceptionnellement. D’abord parce que c’est visible et sonore. Ensuite parce que c’est compliqué. Les cornières anti-pincement (le voyou ne peut plus glisser un pied-de-biche dans le chant) sont dissuasives, mais dans une construction moderne, la porte liée au bloc-porte (son armature en bois ou en acier) ne cède pas facilement.
Moins de 10% des habitations françaises sont équipées d’une vraie porte blindée (avec plaque d’acier). Le suédois Gunnebo, leader mondial de la protection et sécurité physique et propriétaire de Fichet-Bauche, propose à ses clients une porte blindée en verre (certifiée BR7) ou en acier avec une serrure à reconnaissance digitale. «C’est le top de la protection. Elle est aussi sécurisée qu’une porte de banque.
Depuis quelque temps, notre clientèle s’est élargie à des clients fortunés, principalement en région parisienne et dans le sud de la France. Pour la porte et tout son système de verrouillage, il faut compter entre 6.000 et 8.000 euros.»
Autre point faible de la maison : la porte du garage, manœuvrable facilement. La sécuriser est souvent compliqué, onéreux mais surtout indispensable. «Des gens sont souvent étonnés d’être cambriolés alors qu’ils sont partis en vacances avec des volets, du double vitrage et une porte blindée. Ils avaient surestimé la porte de leur garage.» La porte en plastique, c’est le cheval de Troyes de la maison.
Problème : une porte de garage sécurisée en bois (minimum 40 mm d’épaisseur) ou en métal avec plusieurs points d’ancrage certifiée EN 1627 1630 (norme européenne de sécurité) et une serrure certifiée A2P peut rapidement atteindre les 4.000 euros, sans le système d’ouverture/fermeture motorisée. Il existe cependant une alternative : sécuriser la porte d’accès au garage depuis la maison avec là aussi une porte blindée (compter alors environ 1.500 euros).
