Témoignage : “A 33 ans, je suis atteinte d’un cancer du sein triple négatif”

Mon objectif, c’est aussi de désacraliser le mot cancer : on devrait pouvoir en parler librement. Il y a un grand manque d’information sur le sujet et il est essentiel de communiquer. J’aimerais par exemple que l’autopalpation soit enseignée dès le collège, mais aussi que tout le monde sache qu’il existe quatre types de cancers du sein, ou encore qu’il y a un peu partout en France des ‘Parcours sein’, permettant de passer tous les examens nécessaires au diagnostic en une journée.

“Avec le collectif #MobilisationTriplettes, nous poussons un cri d’alarme”

Si je témoigne, c’est aussi parce que le risque de récidive du cancer du sein triple négatif est important et qu’il finit souvent par devenir résistant aux traitements.

L’immunothérapie associée à la chimiothérapie constitue un espoir mais en France, une étude a remis en cause son efficacité et en 2020, la Haute Autorité de Santé (HAS) a émis un avis défavorable à son remboursement. Ce traitement étant autorisé dans d’autres pays, de nombreuses patientes lancent donc des cagnottes en ligne pour pouvoir se faire soigner à l’étranger. Je trouve cela inadmissible.

L’autre avancée majeure dans le traitement du cancer du sein triple négatif, c’est le Trodelvy. Il a obtenu une autorisation temporaire d’utilisation en France, mais il y a des problèmes d’approvisionnement et nous attendons toujours. Avec le collectif #MobilisationTriplettes dont je fais partie, nous poussons un cri d’alarme pour pouvoir en bénéficier rapidement”.