
Le jeune homme affirme donc avoir volontairement ouvert le feu, mais nie avoir voulu provoquer la mort des personnes présentes.
Les enquêteurs devront désormais confronter ses déclarations aux différents éléments matériels recueillis depuis le début de l’affaire.
Ils cherchent également à déterminer avec précision les raisons qui l’ont conduit à préparer une telle attaque.
Il évoque une volonté de vengeance
Pendant ses auditions, le collégien aurait notamment parlé d’un sentiment de vengeance.
Selon ses déclarations, il aurait subi du harcèlement de la part de professeurs et d’autres élèves de son établissement.
Cette version fait partie des éléments actuellement examinés par les enquêteurs. À ce stade, elle correspond aux déclarations du suspect et doit être confrontée aux autres témoignages et informations recueillis dans le cadre de l’enquête.
Une source proche du dossier, citée par BFMTV, explique que l’adolescent a également évoqué un mal-être.
« Il a pu évoquer un certain mal-être au sein de son collège et dans sa vie personnelle », indique cette source.
Ses explications resteraient toutefois difficiles à interpréter.
Le jeune homme serait « assez confus dans ses propos » et aurait parlé de vengeance contre certains membres du personnel de son collège.
Il ne serait cependant pas parvenu à expliquer clairement comment cette situation l’avait conduit à préparer puis à commettre une attaque armée dans son établissement.
Après les faits, l’adolescent aurait également exprimé des regrets.
L’adolescent aurait été influencé par une communauté glorifiant les tueries de masse
Un autre aspect important de l’enquête concerne les contenus consultés par le jeune homme sur Internet.
Le parquet national antiterroriste s’est notamment intéressé à ses liens supposés avec la « True Crime Community ».
Selon les éléments communiqués dans le cadre de l’enquête, cette mouvance est notamment associée à des contenus glorifiant certaines tueries de masse et leurs auteurs.
Interrogé sur ce sujet, l’adolescent aurait reconnu avoir été influencé par cette communauté.
Le parquet précise cependant qu’il conteste avoir commis son attaque au nom de celle-ci.
« Entendu sur cette communauté, le mineur admettait avoir été influencé par celle-ci. Il contestait toutefois avoir inscrit son action au nom de la True Crime Community », précise le communiqué.
Cette distinction constitue désormais l’un des points importants de l’enquête.
Les investigations devront permettre de déterminer jusqu’à quel niveau les contenus consultés par l’adolescent ont influencé son projet et son passage à l’acte.
Une information judiciaire désormais ouverte
Après la fin de la garde à vue, la procédure judiciaire se poursuit.
Une information judiciaire a notamment été ouverte pour plusieurs infractions particulièrement graves.
Elle concerne des faits qualifiés de « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».
L’enquête porte également sur une possible « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes ».
Enfin, le dossier concerne aussi le port et le transport sans motif légitime d’armes, de munitions ou d’éléments appartenant aux catégories concernées par la procédure