
Le canon à eau, un outil redoutable du maintien de l’ordre
Le principe est simple : un camion projette de l’eau sous très forte pression, capable de repousser une foule ou de déséquilibrer un individu à plusieurs mètres de distance. L’objectif est notamment de maintenir les personnes violentes à l’écart, sans contact direct avec les policiers ou les gendarmes.
Cependant, la puissance du jet peut également provoquer des blessures. Son utilisation nécessite donc des précautions et doit respecter les règles encadrant les opérations de maintien de l’ordre.
La Pologne connaît bien cet outil. En novembre 2014, lors de la marche de l’Indépendance à Varsovie, la police avait déjà utilisé quatre canons à eau, avec une eau teintée en rouge. Selon l’agence Reuters, cette intervention visait à repousser plusieurs centaines d’hommes masqués qui lançaient des pavés et des fusées éclairantes.
En France aussi, les canons à eau font partie des dispositifs mobilisés lors des journées les plus tendues. Selon le site Entrevue, quinze d’entre eux auraient été mobilisés le 31 octobre, lors d’une mobilisation contre la vie chère, aux côtés de 70 000 policiers et gendarmes.
Ces véhicules permettent notamment aux forces de l’ordre de maintenir une distance avec les manifestants les plus violents. Toutefois, leur utilisation reste encadrée en raison des risques liés à la pression de l’eau.
Ce que risque un casseur qui vise les forces de l’ordre
En France, lancer un objet sur un policier ou un gendarme n’a rien d’anodin. Les violences contre une personne dépositaire de l’autorité publique peuvent entraîner de lourdes sanctions pénales.
Selon les circonstances et la qualification retenue, les peines peuvent atteindre trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, même en l’absence de blessure. Avec une autre circonstance aggravante, comme l’usage d’une arme, elles peuvent grimper à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Par ailleurs, dissimuler volontairement son visage dans une manifestation où des troubles sont commis peut constituer une infraction. Certaines circonstances sont passibles d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. La participation à un groupement formé en vue de commettre des violences expose également à des sanctions pénales.
VIDEO :
Ces dispositions concernent le droit français et ne permettent pas de déterminer les sanctions éventuellement applicables à l’homme filmé, puisque le lieu exact de la scène reste incertain.
Le casseur de la vidéo, lui, repart avec une bonne douche froide et probablement un peu d’orgueil en moins. Une leçon express qui rappelle qu’en face, les forces de l’ordre disposent de moyens bien plus puissants qu’une simple poubelle.