
Depuis plusieurs jours, des lycéens se mobilisent dans différentes régions françaises.
Des centaines d’établissements perturbés
Vendredi 2 octobre, le ministère de l’Éducation nationale recensait 564 établissements faisant ou ayant fait l’objet d’actions ou de perturbations à la mi-journée.
Près de 400 lycées étaient également fermés à ce moment-là.
Un bilan communiqué plus tard dans la journée a fait état de 735 établissements perturbés, dont une petite centaine de collèges.
Le mouvement concerne donc une partie importante du territoire.
Les revendications portent notamment sur les conditions d’enseignement.
Les élèves évoquent des classes surchargées, des bâtiments dégradés ou encore le manque d’enseignants et de personnels.
Les lycéens réclament davantage de moyens
Les préoccupations exprimées varient selon les établissements.
Cependant, plusieurs demandes reviennent régulièrement.
Les élèves souhaitent notamment davantage de moyens humains.
La question des enseignants absents ou non remplacés occupe également une place importante.
Les conditions matérielles sont aussi dénoncées.
Certains lycéens pointent l’état des bâtiments et des journées scolaires jugées trop longues.
Toutefois, la mobilisation a également été marquée par des incidents et des violences.
Plus de 5 000 interpellations depuis lundi
Vendredi 2 octobre, le ministère de l’Intérieur a annoncé 1 747 interpellations sur l’ensemble du territoire.
Au total, plus de 5 000 personnes avaient été interpellées depuis le lundi précédent.
Des violences urbaines ont également été signalées à proximité de nombreux établissements.
Selon le bilan communiqué par le ministre de l’Éducation nationale, des élèves et des personnels ont été blessés au cours de la mobilisation. Des policiers et des gendarmes ont également été blessés.
De leur côté, les organisations lycéennes ont pris leurs distances avec les violences.
Elles souhaitent maintenir leurs revendications tout en poursuivant le dialogue avec le gouvernement.
Édouard Geffray reçoit les représentants lycéens
Face à l’ampleur de la mobilisation, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a reçu différents représentants vendredi.