
Son salaire aurait également été contrôlé
Chahinez Daoud travaillait dans une cantine scolaire.
Pourtant, selon les témoignages rapportés, elle aurait été obligée de remettre à son mari l’argent qu’elle gagnait grâce à son travail.
Cette situation s’inscrivait dans un environnement décrit comme particulièrement oppressant.
Valérie Lavaud, responsable de la maison départementale de la solidarité et de l’insertion de Mérignac, où Chahinez Daoud était suivie, a évoqué « un quotidien de menaces et d’enfermement ».
Au fil des années, la jeune femme a néanmoins multiplié les démarches pour signaler les difficultés qu’elle rencontrait.
Quatre mains courantes déposées
Entre 2018 et 2020, Chahinez Daoud a déposé plusieurs mains courantes pour des différends avec son époux.
La première remonte à février 2018.
Une deuxième a été enregistrée en septembre de la même année.
Elle a ensuite effectué deux autres démarches similaires, en septembre 2019 puis en juin 2020.
Mais Chahinez Daoud ne s’est pas limitée à ces signalements.
Face à l’aggravation de la situation, elle a également déposé plusieurs plaintes.
Trois plaintes avant sa mort
En juin 2020, la mère de famille a porté plainte pour des faits de strangulation et des menaces avec un couteau.
Deux mois plus tard, en août 2020, elle a effectué une nouvelle démarche pour harcèlement téléphonique.
Puis, en mars 2021, soit seulement quelques semaines avant sa mort, Chahinez Daoud a de nouveau porté plainte pour des violences conjugales.
Au total, l’article rapporte donc quatre mains courantes et trois plaintes déposées au cours des années ayant précédé le drame.
Ces démarches constituent un élément important pour comprendre le contexte dans lequel le meurtre est survenu.
Mounir Boutaa avait déjà été condamné
Avant les faits du 4 mai 2021, Mounir Boutaa avait déjà fait l’objet d’une condamnation dans le cadre des violences conjugales.
Il avait également passé plusieurs semaines en prison.