
« Je ne pense pas que 15 ans suffisent. Pour avoir moi-même été en prison, je sais qu’il existe de nombreux programmes qui pourraient l’aider à sortir avant. Cela n’aurait jamais dû arriver… ça me tue », a-t-il déclaré devant le tribunal. Très ému, il a également confié ressentir une profonde culpabilité de ne pas avoir été présent auprès de ses enfants au moment des faits. « C’étaient mes garçons. Je les aimais vraiment. J’ai l’impression de les avoir laissés tomber parce que je n’étais pas là pour les sauver », a-t-il ajouté.
La grand-mère des deux enfants a également pris la parole au cours de la procédure. Elle a fait part de son immense douleur après la disparition de son petit-fils et a, elle aussi, estimé que la condamnation prononcée ne reflétait pas pleinement la gravité de cette tragédie. Selon les informations rapportées par Le Parisien, elle considère que la peine infligée à Maya Hernandez reste « bien trop peu » face aux conséquences irréversibles de cette journée.
Au-delà de l’émotion suscitée par cette affaire, ce drame rappelle une nouvelle fois les risques liés aux fortes chaleurs. Les campagnes de prévention menées chaque année par les autorités sanitaires soulignent qu’un véhicule exposé au soleil peut rapidement devenir mortel pour un enfant, même si le conducteur pense ne s’absenter que quelques instants. Les spécialistes recommandent de ne jamais laisser un mineur seul dans une voiture et d’adopter des réflexes simples, comme vérifier systématiquement la présence d’un enfant avant de verrouiller son véhicule, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.