

Larmes et transpiration aussi en cause (7/10)
Flávia précise que boire de l’eau ne lui pose absolument aucun problème. En revanche, dès que sa peau est mouillée, les réactions apparaissent rapidement. « Quand je pleure ou lorsque je transpire pendant une séance de sport, les zones humides deviennent rouges, couvertes de petites plaques. J’ai aussi une sensation de brûlure et de picotements très douloureuse », explique-t-elle. Même la transpiration produite naturellement par son corps peut donc déclencher une crise.

Des traitements inefficaces (8/10)
Au fil des années, plusieurs traitements antiallergiques lui ont été proposés. Malheureusement, aucun n’a permis de faire disparaître durablement les symptômes. Faute de solution réellement efficace, Flávia a appris à adapter son quotidien. Elle privilégie désormais des douches courtes, évite certaines situations et organise ses activités afin de limiter les périodes où sa peau reste humide. Une adaptation qui demande une vigilance constante.

Un témoignage bouleversant (9/10)
« Je vais très rarement à la piscine ou à la plage, car rester longtemps dans l’eau aggrave fortement les réactions et peut même provoquer des lésions sur la peau. Je prends des douches qui durent environ dix minutes et je me sèche immédiatement. En règle générale, les symptômes commencent à diminuer après une trentaine de minutes », explique-t-elle. Malgré toutes ces contraintes, elle continue de partager son quotidien avec transparence afin de mieux faire connaître cette maladie.

Une maladie rare et encore incurable (10/10)
D’après les spécialistes, l’urticaire aquagénique reste aujourd’hui une maladie très rare pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif. Les soins visent principalement à limiter les symptômes et à améliorer le confort des patients. Dans le cas de Flávia, les médecins estiment qu’une évolution reste possible avec le temps, même s’il est impossible de prédire si la maladie disparaîtra un jour. Apparue brutalement alors qu’elle n’avait que 14 ans, cette affection demeure aussi mystérieuse que son évolution.

L’histoire de Flávia Leonel Santana reste exceptionnelle, mais son témoignage pourrait aider d’autres personnes confrontées à des symptômes similaires à obtenir un diagnostic plus rapidement. En racontant son parcours, l’influenceuse souhaite sensibiliser le public à cette maladie encore très méconnue et encourager les personnes concernées à consulter un professionnel de santé. Son histoire, relayée par la journaliste Simone Machado pour BBC News Brésil, rappelle que certaines maladies rares peuvent mettre de nombreuses années avant d’être identifiées.
Source : www.bbc.com