
Myocardites et péricardites également analysées
Les scientifiques se sont aussi intéressés aux myocardites et aux péricardites.
La myocardite correspond à une inflammation du myocarde, c’est-à-dire le muscle du cœur responsable de sa contraction. La péricardite désigne une inflammation du péricarde, la membrane qui entoure le cœur.
Des signaux concernant ces inflammations cardiaques ont été observés après certains vaccins et certaines doses. Ces données ont conduit les chercheurs et les autorités sanitaires à maintenir une surveillance spécifique.
L’étude à grande échelle permet ainsi de mieux identifier les événements rares qui peuvent apparaître après une vaccination.
Toutefois, observer une fréquence plus élevée d’un événement dans une étude ne signifie pas automatiquement que toutes les situations individuelles ont été directement provoquées par le vaccin. Les chercheurs doivent analyser les données afin d’évaluer précisément les associations observées.
D’autres recherches restent nécessaires
Les auteurs de l’étude ont également identifié d’autres éléments nécessitant davantage d’investigations.
« D’autres alertes nécessitant un examen plus approfondi ont été identifiées », peut-on notamment lire dans leurs conclusions.
Les chercheurs insistent donc sur la nécessité de poursuivre les travaux. L’objectif est de mieux comprendre les liens éventuels entre certains vaccins et les événements indésirables observés.
Plusieurs années après le lancement des premières campagnes de vaccination contre le Covid-19, la pharmacovigilance continue ainsi de jouer un rôle essentiel.
Les données accumulées auprès de millions de personnes permettent progressivement de mieux connaître les effets indésirables rares, leur fréquence et les populations qui peuvent être davantage concernées.
Cette surveillance à long terme reste donc indispensable pour préciser les risques associés à chaque vaccin et continuer à améliorer les connaissances sur leur sécurité.