
Déterminé à comprendre ce qui lui est arrivé, Hervé Mangeant entreprend des démarches judiciaires. Longtemps ignoré, il finit par obtenir une expertise du CHU de Grenoble. Et le rapport des médecins est sans équivoque : un lien direct et certain est établi entre l’injection du vaccin Covid d’AstraZeneca et la thrombose qui a entraîné son amputation.
Cette reconnaissance médicale change tout. Car pendant longtemps, il s’est senti seul. Il raconte qu’on le prenait pour un “fada”, qu’on cherchait à le discréditer, à minimiser ses souffrances. Aujourd’hui, il tient à faire entendre sa voix, non seulement pour lui, mais aussi pour toutes les personnes qui, comme lui, ont pu subir des effets graves sans être crues.
Une plainte contre AstraZeneca en cours
Hervé Mangeant a donc décidé de porter plainte contre AstraZeneca. L’audience, prévue au tribunal d’Avignon, pourrait devenir un cas emblématique. Car si la justice lui donne raison, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres procédures similaires concernant le vaccin Covid.
Son avocat insiste : il ne s’agit pas de remettre en cause l’utilité du vaccin, mais bien d’obtenir réparation pour un dommage grave, reconnu par des experts indépendants. Ce combat judiciaire est aussi un combat éthique. Hervé Mangeant veut rappeler que chaque victime mérite d’être écoutée, même lorsque les faits dérangent.
La question des effets secondaires relancée
Cette affaire relance un débat complexe : celui des effets indésirables rares des vaccins. Dès leur mise sur le marché, les vaccins Covid, notamment celui d’AstraZeneca, ont fait l’objet d’un suivi attentif. Des cas de thrombose avaient été signalés dans plusieurs pays, entraînant parfois des suspensions temporaires ou des restrictions d’âge.
Cependant, les autorités de santé ont toujours maintenu que ces risques restaient marginaux. Pour Hervé Mangeant, cela ne change rien : les chiffres n’effacent pas les vies brisées. Il demande simplement justice, reconnaissance et réparation.