
Le professeur Tom Solomon, spécialiste britannique des infections émergentes, a notamment souligné plusieurs interrogations importantes.
Les personnes en bonne santé peuvent-elles contracter le virus sans développer de symptômes ? Si des symptômes apparaissent, lesquels sont les plus fréquents ? Certaines personnes présentent-elles un risque particulier de développer une forme grave ?
À ce stade, il n’existe pas suffisamment de données pour apporter des réponses définitives à ces questions.
Il est par exemple possible que des infections humaines soient exceptionnellement rares. Une autre possibilité est que certaines infections passent inaperçues parce qu’elles provoquent peu ou pas de symptômes.
Seules des recherches supplémentaires permettront de mieux comprendre la situation.
Des études pourraient rechercher d’anciennes infections
La professeure Mónica González Candela estime notamment que des études complémentaires pourraient être utiles pour rechercher d’éventuelles infections passées.
Des analyses sérologiques peuvent, dans certaines situations, permettre de rechercher des traces d’une exposition antérieure à un agent infectieux.
Les scientifiques pourraient ainsi tenter de déterminer si d’autres personnes ont déjà rencontré le virus sans qu’une infection ait été diagnostiquée au moment des faits.
Cette approche pourrait fournir des informations importantes sur la fréquence réelle de la transmission à l’être humain.
Si des traces d’exposition étaient découvertes chez des personnes n’ayant jamais présenté de maladie grave, cela apporterait également de nouvelles données sur le comportement du virus.
À l’inverse, l’absence de telles traces renforcerait l’idée d’un événement particulièrement rare. Il faudra cependant attendre les résultats de recherches spécifiques avant de pouvoir tirer des conclusions.
Le virus est-il responsable du décès du patient ?
Le décès du patient constitue naturellement l’aspect le plus préoccupant de cette affaire. Cependant, il faut distinguer la détection d’une infection et la cause exacte d’un décès.
Le patient présentait une immunodépression sévère. Son état de santé était donc déjà particulièrement fragile.
Le fait que le virus de Shamonda ait été détecté ne permet pas, à lui seul, d’affirmer qu’il est directement responsable de l’issue fatale.