
Interrogée lors d’un déplacement à Angers, elle donne son avis sur le nouveau morceau.
« Je la trouve indigente », déclare-t-elle.
Elle critique ensuite directement l’écriture du titre.
« Je trouve que les paroles sont assez mauvaises », poursuit-elle.
Mais Marine Le Pen ne s’arrête pas là.
Elle attaque également la musique choisie pour accompagner le texte.
Une « musique d’ascenseur », selon Marine Le Pen
La dirigeante politique ironise sur les qualités musicales du morceau.
Elle évoque alors une « musique d’ascenseur ».
Marine Le Pen doute également du potentiel commercial de la chanson.
Sa réponse mélange donc critique politique et jugement artistique.
Pour elle, Ma colère ne représente pas simplement l’opinion personnelle de Yannick Noah.
Elle y voit le retour d’une ancienne méthode utilisée contre le Front national.
La responsable politique développe alors son raisonnement.
Marine Le Pen dénonce de « vieilles techniques »
Marine Le Pen estime que le morceau s’inscrit dans une stratégie plus large.
Selon elle, « le système » chercherait à remettre en place les méthodes utilisées contre le Front national dans les années 1980.
Elle considère alors Yannick Noah comme l’un des représentants du monde du spectacle engagé contre son parti.
La responsable politique répond même avec plusieurs formules ironiques.
Elle imagine notamment de futurs projets mettant en scène des personnages populaires engagés contre les extrêmes.
Pour elle, cette mobilisation artistique ne serait plus adaptée à la situation politique de 2014.
Yannick Noah assume son opposition
Quelques jours plus tard, Yannick Noah répond à son tour.
Invité sur RTL le 13 mars 2014, le chanteur ne cherche pas à atténuer son message.
Il assume son opposition au Front national.
L’ancien tennisman rappelle également qu’il s’exprime comme citoyen et électeur.
La confrontation entre Yannick Noah et Marine Le Pen devient alors l’une des séquences politiques et culturelles du moment.
D’un côté, un artiste utilise une chanson pour dénoncer un parti.