
Avec cette nouvelle taxe, les cotisations des salariés et des fonctionnaires vont augmenter, entraînant mécaniquement une baisse du salaire net disponible chaque mois.
La fin de la fameuse “taxe Zucman” a été actée. Cette proposition visait à instaurer un impôt de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Plébiscitée par une grande majorité des Français — selon un sondage Ifop commandé par le Parti socialiste, 86 % d’entre eux étaient favorables à une fiscalité renforcée pour les plus riches —, cette mesure n’a finalement pas été adoptée.
Le vendredi 31 octobre, l’Assemblée nationale a massivement rejeté cette taxe sur les grandes fortunes lors de l’examen de l’article 3 du projet de loi de finances 2026. Le gouvernement a donc décidé de se tourner vers une autre source de financement : les mutuelles. Et cette fois, presque tous les foyers français sont concernés.
Le gouvernement cible désormais les mutuelles
En France, près de 32 millions de personnes bénéficient d’une complémentaire santé, appelée couramment mutuelle. Ce dispositif permet de rembourser les frais médicaux non couverts par la Sécurité sociale, comme les consultations, les médicaments ou encore les soins dentaires.
Le Journal du Net rappelle que “la quasi-totalité des 21 millions de salariés du secteur privé disposent d’une mutuelle santé. Depuis 2016, les entreprises ont l’obligation d’en proposer une à leurs employés et d’en financer au moins 50 % du coût.”
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Les mutuelles remboursent tout ou partie des frais médicaux non couverts par la Sécurité sociale : consultations, soins dentaires, hospitalisation, médicaments, etc.
Salariés et fonctionnaires dans le même bateau
Les fonctionnaires ne seront pas épargnés. À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, l’État proposera une mutuelle à l’ensemble de ses agents et prendra en charge la moitié du coût de la cotisation.
Le gouvernement prévoit également d’instaurer une nouvelle taxe de 2,25 % sur les cotisations versées aux mutuelles, selon la version rectificative du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. “Les organismes représentatifs du secteur — la Mutualité Française, France Assureurs et le CTIP — alertent : cette taxe sera inévitablement répercutée sur les assurés et les entreprises, à travers une hausse des cotisations comprise entre 3 % et 6 % selon les contrats”, précise le JDN.
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En 2026, cette taxe supplémentaire sur les mutuelles risque d’alourdir les charges des ménages français.
Des cotisations plus chères, un salaire net en baisse
Concrètement, cette mesure se traduira par une baisse du pouvoir d’achat : une hausse des cotisations signifie moins d’argent disponible sur le salaire net. Les foyers verront ainsi leur budget mensuel encore plus compressé.
Et ce n’est pas une première : le coût des mutuelles ne cesse d’augmenter. Il a progressé de +3,1 % en 2021, +2,9 % en 2022, +6 % en 2023, +7 % en 2024 et +6 % en 2025. Aujourd’hui, la cotisation moyenne atteint 103 euros par mois, dont 51,50 euros à la charge du salarié. Si la nouvelle taxe est adoptée dans le budget 2026, cette part grimperait à 54,59 euros par mois, soit 655 euros par an, contre 618 euros en 2025.