
Ce samedi 6 décembre, sur la prestigieuse scène du Zénith d’Amiens, Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti 2025, a été élue Miss France 2026 sous les yeux de millions de téléspectateurs. À seulement 23 ans, la jeune femme a marqué les esprits par son élégance, son discours sincère et son attachement profond à ses racines. Particularité qui intrigue autant qu’elle séduit : la nouvelle reine de beauté porte deux prénoms, l’un polynésien et l’autre français. Un détail loin d’être anodin, symbole de son identité plurielle.
Miss France 2026 est — et restera — Miss Tahiti. C’est en direct du Zénith d’Amiens que Hinaupoko Devèze a remporté l’écharpe tant convoitée, succédant à Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, qui lui a transmis la mythique couronne.
Visiblement émue au moment de l’annonce, la jeune femme a eu du mal à retenir ses larmes. « J’ai un cocktail d’émotions, je n’arrive pas à réaliser ce qui se passe », a-t-elle confié au micro de Jean-Pierre Foucault, encore sous le choc de cet instant historique. Une nouvelle vie commence alors pour celle qui s’apprête à représenter sa région, mais aussi la France, pendant toute une année.
Si le grand public la connaît désormais sous le prénom d’Hinaupoko Devèze, la Miss France 2026 possède également un second prénom : Céline. Très attachée à son héritage culturel, la jeune femme est métisse, marquisienne par sa mère et métropolitaine par son père. Une double identité qui se reflète naturellement dans ses prénoms. « C’est très courant que les Polynésiens aient un prénom polynésien et un prénom français », a-t-elle expliqué dans une interview accordée à Télé-Loisirs le 2 décembre dernier. Elle y a notamment révélé que son « prénom français est Céline ».
La lauréate précise d’ailleurs que le choix de l’un ou l’autre prénom dépend du contexte. « Par fierté et reconnaissance de nos racines, on utilise notre prénom polynésien quand on est à Tahiti », a-t-elle confié. Une évidence pour Hinaupoko Devèze, qui a donc naturellement choisi de se présenter au concours Miss France avec son prénom polynésien, affirmant ainsi son identité et son attachement à sa culture d’origine.
Fière de son métissage, Miss France 2026 n’hésite cependant pas à utiliser son prénom français dans certains cadres professionnels. C’est notamment le cas lorsqu’elle s’est lancée dans des projets artistiques, comme une expérience de figuration dans un clip de rap à l’âge de 19 ans. « Je me suis dit pourquoi pas, j’étais en pleines études de droit, c’était seulement deux jours de tournage », a-t-elle raconté. Une expérience qu’elle garde comme un bon souvenir, même si elle a, par la suite, suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux.
À son entrée dans la compétition Miss France, cette ancienne participation a refait surface et a rapidement fait le buzz. « Les gens s’en sont un peu emparés, je n’ai pas trop compris pourquoi », a-t-elle avoué avec honnêteté. « Moi, je ne l’ai jamais caché. Je l’ai fait avec mon prénom français », a-t-elle ajouté, rappelant sa transparence sur son parcours et ses choix.
Entre héritage culturel, fierté identitaire et modernité assumée, Hinaupoko Devèze incarne une Miss France 2026 à l’image de son époque, authentique et plurielle.