
Calogero a vivement réagi après avoir appris que sa chanson 1987 avait été diffusée lors d’un meeting de Jordan Bardella organisé par le Rassemblement national. Sur Instagram, le chanteur a dénoncé une utilisation qu’il affirme n’avoir jamais autorisée et envisage désormais des suites judiciaires.
À quelques jours d’un rendez-vous électoral important, la campagne des élections européennes battait son plein. Le scrutin devait se tenir le 9 juin, tandis que les différents partis multipliaient les déplacements, les interventions médiatiques et les grands rassemblements afin de convaincre les derniers électeurs indécis.
C’est dans ce contexte que Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national, a organisé un meeting au Dôme de Paris le dimanche 2 juin. De nombreux sympathisants avaient fait le déplacement pour assister à cette réunion politique.
Au cours de l’événement, plusieurs chansons populaires ont été diffusées afin d’accompagner la fin du meeting. Selon BFMTV, le public a notamment entendu Freed From Desire de Gala, I Will Survive de Gloria Gaynor ainsi que 1987, l’un des titres emblématiques de Calogero.
Cette diffusion a immédiatement suscité la colère du chanteur, qui affirme n’avoir jamais autorisé l’utilisation de sa musique dans ce contexte.
Calogero dénonce la diffusion de sa chanson lors du meeting
Sur son compte Instagram, Calogero a publié un communiqué dans lequel il exprime son indignation.
« J’ai été scandalisé d’apprendre hier, dimanche 2 juin, que ma chanson 1987 a été diffusée à la fin du meeting du Rassemblement National au Dôme de Paris », écrit-il.
L’artiste insiste sur le fait qu’il n’a jamais donné son accord pour cette utilisation.
« À aucun moment, je n’ai donné une quelconque autorisation d’y diffuser ma musique. J’affirme que jamais je ne l’aurais donnée », précise-t-il.
Par cette déclaration, le chanteur entend rappeler qu’il n’a souhaité être associé à aucun événement politique à travers son œuvre.
« Mes chansons appartiennent au public »
Dans son message, Calogero souligne également que ses chansons n’ont pas été créées pour servir un discours politique.
« Elles ne sont pas faites pour le cadre politique. Elles appartiennent au public et seulement au public », explique-t-il.
Pour l’artiste, ses œuvres doivent conserver leur dimension universelle et ne pas être associées à une formation politique, quelle qu’elle soit.
Il affirme ainsi vouloir préserver le sens de ses chansons et éviter toute récupération susceptible d’en modifier la portée.
Une atteinte au droit moral selon le chanteur
Calogero estime également que cette diffusion porte atteinte à son droit moral d’auteur.
Dans son communiqué, il rappelle partager cette position avec Paul École, auteur du texte de 1987.
« Je m’oppose fermement à ce que ma musique soit récupérée par quelque parti que ce soit. Paul École, auteur du texte de 1987, et moi-même, déplorons une grave atteinte à notre droit moral dès lors que mon œuvre est associée à un discours politique », déclare le chanteur.
Cette prise de position traduit son refus de voir sa musique utilisée dans le cadre d’un rassemblement partisan.
Le chanteur envisage des suites judiciaires
Calogero ne compte pas en rester là.
À la fin de son communiqué, il indique qu’il se « réserve le droit de donner toute suite judiciaire à cette affaire ».
Par cette déclaration, l’artiste laisse entendre qu’il pourrait engager des démarches afin de défendre les droits liés à son œuvre.
Cette réaction témoigne de sa volonté de préserver l’intégrité de son travail artistique et de s’opposer à toute utilisation de ses chansons dans un cadre politique sans son accord.