
Donald Trump annonce des « découvertes majeures » sur l’autisme
Une déclaration qui intrigue et suscite déjà de vifs débats. Donald Trump a affirmé qu’il s’apprêtait à révéler des « découvertes majeures » concernant l’autisme, lors d’une conférence de presse annoncée comme historique.
Dimanche 20 septembre, à l’occasion de la cérémonie commémorative en hommage à Charlie Kirk, l’allocution du président américain a pris une tournure inattendue. Devant un public surpris, Donald Trump a pris les devants sur une annonce initialement prévue pour le lendemain à la Maison Blanche.
« Je pense que nous avons trouvé une réponse à l’autisme. Ce sera l’une des conférences de presse les plus importantes que j’ai jamais données », a-t-il déclaré, évoquant également l’enthousiasme qu’aurait partagé l’activiste assassiné le 10 septembre.
Un lien évoqué entre paracétamol et autisme
Au cœur de cette annonce potentielle, un médicament très largement utilisé : le paracétamol. D’après des informations relayées par le Washington Post, les autorités sanitaires américaines examineraient la possibilité d’un lien entre la prise de paracétamol en début de grossesse et un risque accru de troubles du spectre de l’autisme chez les enfants.

Plusieurs études récentes alimentent cette réflexion, notamment des travaux menés par l’hôpital Mount Sinai de New York et par l’université de Harvard. Ces recherches suggèrent une corrélation possible, sans toutefois établir de lien de causalité formel à ce stade.
Face à ces hypothèses, certains responsables envisageraient de déconseiller l’usage de cet antalgique chez les femmes enceintes, sauf en cas de fièvre ou de nécessité médicale avérée. Une position vivement contestée par Kenvue, fabricant du Tylenol. Sur CNN, le groupe a rappelé que « plus de dix ans de recherches rigoureuses, validées par des experts internationaux, n’ont jamais démontré de lien crédible entre le paracétamol et l’autisme ».
Vers de nouvelles pistes thérapeutiques ?
Au-delà de la controverse, les autorités sanitaires américaines souhaiteraient également mettre en lumière une piste thérapeutique encore exploratoire : l’acide folinique. Ce médicament, dérivé de la vitamine B9, est déjà utilisé pour limiter certains effets secondaires de traitements médicaux ou corriger des carences.
Des essais cliniques menés chez des enfants autistes auraient montré, selon certains chercheurs, une amélioration possible de la parole et de la compréhension du langage chez une partie des patients. Les spécialistes restent toutefois prudents : ces résultats sont préliminaires et nécessitent des études de plus grande ampleur avant toute généralisation.
Il est à noter que les compléments en folates sont déjà recommandés pendant la grossesse afin de prévenir les malformations du tube neural chez le nourrisson, indépendamment de toute question liée à l’autisme.
L’autisme en France : chiffres et réalités
En France, l’autisme concerne une part significative de la population. Selon la Haute Autorité de Santé, environ 100 000 jeunes de moins de 20 ans vivent avec un trouble du spectre de l’autisme. Chaque année, près de 7 500 nouveau-nés sont concernés, soit environ 1 à 1,2 % des naissances.

Au total, on estime qu’environ 700 000 personnes sont concernées en France, dont près de 600 000 adultes. Le TSA regroupe un ensemble de troubles neurodéveloppementaux apparaissant dès la petite enfance et affectant principalement la communication, les interactions sociales et certains comportements.
Si les causes exactes demeurent encore mal comprises, les chercheurs s’accordent sur l’importance des facteurs génétiques, possiblement combinés à des influences environnementales pendant la grossesse. Une étude publiée en mars dernier dans le Journal of Medical Genetics soulignait d’ailleurs que des facteurs environnementaux — stress, inflammation, microbiote ou mécanismes épigénétiques — pourraient jouer un rôle plus important qu’on ne le pensait jusqu’ici.
👉 Une annonce très attendue, donc, mais qui appelle à la prudence : entre espoirs scientifiques, débats politiques et nécessité de preuves solides, la question de l’autisme reste un sujet complexe et sensible, tant aux États-Unis qu’en France.