
Malgré l’assouplissement progressif des restrictions de circulation en Europe, les vacances à l’étranger restent encore compliquées pour de nombreux Français. Alors que la France poursuit son déconfinement étape par étape, plusieurs pays européens continuent d’imposer des limitations strictes aux voyageurs venus de l’Hexagone. Résultat : le retour à une liberté totale de voyager n’est pas encore d’actualité.
Depuis le 3 mai, les déplacements au sein de l’Union européenne sont de nouveau autorisés pour les Français. Pourtant, certains États préfèrent encore fermer leurs frontières ou limiter fortement l’accès aux touristes français afin de protéger leur situation sanitaire. Plusieurs gouvernements craignent en effet une reprise de l’épidémie avec l’arrivée massive de visiteurs étrangers durant la période estivale.
Parmi les pays les plus prudents figurent notamment le Portugal, la Norvège, la Finlande, la République tchèque, la Hongrie, la Lettonie ainsi que l’Islande. Cette dernière considère toujours la France comme une zone à “haut risque” de contamination. D’autres nations, comme le Portugal, expliquent leur prudence par une sortie récente de confinement et la volonté d’éviter une nouvelle flambée des cas liée au tourisme international.
Dans d’autres régions d’Europe, les autorités ont choisi une stratégie différente : autoriser l’entrée des touristes, mais sous des conditions très strictes destinées à décourager les voyages non essentiels. Le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique ou encore les Pays-Bas imposent ainsi des protocoles sanitaires lourds. Les voyageurs français doivent généralement présenter un test PCR négatif avant le départ, puis respecter une quarantaine obligatoire de plusieurs jours à leur arrivée. Des contraintes qui refroidissent de nombreux candidats au voyage.
À l’inverse, certains pays européens ont déjà rouvert leurs portes aux touristes français. C’est notamment le cas de l’Espagne, de la Grèce et de la Croatie, qui espèrent relancer rapidement leur secteur touristique durement touché par la crise sanitaire. Malte, la Suède, la Bulgarie et la Suisse figurent également parmi les destinations actuellement accessibles.
Mais même dans ces pays plus ouverts, voyager reste loin d’être aussi simple qu’avant la pandémie. Les autorités exigent généralement la présentation d’un test PCR négatif avant l’embarquement, parfois réalisé moins de 72 heures avant le départ. Au retour en France, un nouveau test peut également être demandé afin de limiter les risques d’importation de nouveaux cas ou de variants.
Concernant les voyages hors de l’Union européenne, les restrictions demeurent encore très importantes. Pour le moment, les déplacements touristiques restent interdits vers la plupart des destinations extra-européennes. Seuls les voyages pour motif impérieux — professionnel, familial ou médical — sont autorisés dans de nombreux cas.
Et même lorsque les frontières rouvriront davantage, rien ne garantit que tous les pays accepteront automatiquement les voyageurs français. Certains États pourraient continuer à appliquer leurs propres règles sanitaires, imposer des quarantaines, limiter le nombre de visiteurs ou encore réserver l’accès uniquement aux personnes vaccinées.
Après plus d’un an de pandémie, le tourisme européen avance donc encore avec prudence. Si les premiers départs à l’étranger redeviennent possibles, les voyageurs doivent continuer à surveiller attentivement l’évolution des règles sanitaires, qui peuvent changer très rapidement selon la situation épidémique de chaque pays.