
En déplacement officiel en Syrie depuis ce lundi 6 juillet, Emmanuel Macron a vécu une matinée sous haute tension. Deux explosions sont survenues à proximité de l’hôtel où il a passé la nuit, à Damas. L’Élysée a confirmé que le chef de l’État était « sain et sauf ».
La visite officielle d’Emmanuel Macron en Syrie a connu un moment de forte tension ce mardi 7 juillet. Comme l’indique Le Figaro, citant des informations de l’AFP, deux explosions ont retenti à quelques dizaines de mètres seulement de l’hôtel Four Seasons de Damas, où le président français avait passé la nuit de lundi à mardi. Au moment où les déflagrations se sont produites, Emmanuel Macron avait toutefois déjà quitté les lieux. Son programme officiel l’avait conduit dès le début de la matinée au palais présidentiel, où il devait s’entretenir avec le président syrien Ahmed al-Charaa en présence des délégations des deux pays, avant de participer à une rencontre avec plusieurs représentants du monde économique.
D’après les premiers éléments communiqués par une source sécuritaire à l’AFP, le premier engin explosif aurait été dissimulé dans une benne à ordures située à proximité de l’établissement. Le second aurait été placé dans un véhicule stationné non loin de l’hôtel. Les autorités poursuivent leurs investigations afin de déterminer avec précision les circonstances de ces explosions, leur origine ainsi que les éventuels responsables. À ce stade, aucun élément officiel ne permet encore de confirmer s’il s’agissait d’une attaque ciblée ou d’un autre type d’action.
Très rapidement après les faits, l’Élysée a souhaité rassurer sur l’état de santé du président de la République. Dans une courte déclaration, la présidence a confirmé qu’« Emmanuel Macron est sain et sauf », précisant que son déplacement en Syrie se poursuivait « normalement » malgré cet incident. Les autorités syriennes ont immédiatement renforcé les dispositifs de sécurité autour des différents sites visités par la délégation française. De nombreuses ambulances se sont rendues sur place tandis que d’importants effectifs des forces de sécurité ont été déployés afin de sécuriser le quartier et d’empêcher tout nouveau risque.
Le secteur a rapidement été bouclé et plusieurs rues ont été fermées à la circulation. Les journalistes présents sur place ont été tenus à distance pendant les opérations de sécurisation. Des correspondants de l’AFP ainsi que du Figaro ont néanmoins pu constater l’ampleur des dégâts provoqués par les déflagrations. Les vitres du ministère syrien du Tourisme, situé juste en face de l’hôtel Four Seasons, ont notamment été soufflées sous l’effet de l’onde de choc. Plusieurs véhicules stationnés dans les environs auraient également été endommagés, même si les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan matériel détaillé.