
Dans un contexte où les cas de soumission chimique inquiètent de plus en plus en France, une innovation française tente d’apporter une réponse concrète pour renforcer la sécurité des consommateurs dans les bars, soirées et festivals. Un laboratoire a récemment lancé un bracelet capable de détecter rapidement la présence de GHB dans une boisson, une substance tristement surnommée « drogue du violeur ».
Une hausse inquiétante des cas de soumission chimique
Le phénomène de la soumission chimique continue de préoccuper les autorités sanitaires. Selon le rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les signalements d’agressions facilitées par des substances ont connu une hausse spectaculaire de 69 % en France en 2022. Dans la majorité des cas recensés, il s’agissait d’agressions sexuelles et les victimes étaient principalement des femmes, représentant plus de 82 % des signalements.
Face à cette réalité, plusieurs initiatives voient le jour afin de limiter les risques et sensibiliser le public aux dangers liés à certaines substances versées discrètement dans des boissons.
Un bracelet capable de détecter le GHB
Pour répondre à cette problématique, un laboratoire français a développé un bracelet de détection baptisé “Drink Safe Bracelet GHB”. Ce dispositif, vendu à environ 8,90 euros le pack, a été pensé pour être simple à utiliser et facilement transportable. Il peut être porté directement au poignet ou conservé dans une poche ou un sac à main lors d’une sortie.
Le principe est rapide : il suffit de déposer une goutte de sa boisson sur l’une des zones de test intégrées au bracelet. Si du GHB est présent dans le verre, la surface réagit chimiquement et change immédiatement de couleur, passant du jaune au bleu.
Interrogé par LCI, Benoît de Montessus, cofondateur des laboratoires SBS, explique que le dispositif a été conçu pour offrir une vérification rapide avant de consommer une boisson dans un contexte festif.
Un système composé de plusieurs tests
Chaque pack contient deux bracelets équipés de plusieurs alvéoles de détection. Chaque bracelet dispose de quatre zones test permettant d’effectuer plusieurs vérifications dans la même soirée.
Selon les concepteurs du produit, les essais réalisés auraient démontré un taux de fiabilité avoisinant les 96 %. Cette performance a permis au produit d’être commercialisé plus largement en France.
Toutefois, les spécialistes rappellent que ce bracelet présente certaines limites importantes. Le dispositif ne détecte que le GHB et ne permet pas d’identifier d’autres substances pouvant être utilisées dans des cas de soumission chimique.