
Après la découverte du corps de Lyhanna et la marche blanche organisée ce dimanche 7 juin 2026 à Fleurance, l’avis de décès et d’obsèques de la fillette de 11 ans a été publié ce lundi 8 juin, comme l’a rapporté La Dépêche du Midi.
Après les jours d’angoisse et de recherches, vient désormais le temps du recueillement. Lyhanna, une jeune fille de 11 ans, avait disparu le 29 mai 2026 à la sortie de son collège de Fleurance, dans le Gers. Après plusieurs jours de mobilisation, son corps a finalement été retrouvé le 4 juin dans un ancien site agricole abandonné à Puycasquier. Le principal suspect, Jérôme B., âgé de 41 ans et présumé innocent à ce stade de la procédure, a été placé en détention dans une prison du sud de la France dans le cadre de l’enquête menée après la disparition de l’adolescente. Une marche blanche réunissant près de 6.000 personnes s’est tenue ce dimanche 7 juin à Fleurance, en présence de la famille de la collégienne ainsi que de nombreux habitants de la commune.
La date des obsèques de Lyhanna a été révélée dans l’avis de décès et d’obsèques publié par La Dépêche du Midi ce lundi 8 juin. « Les obsèques civiles seront célébrées le vendredi 12 juin 2026 à 14h30 au cimetière de Fleurance où l’on se réunira », est-il précisé. L’avis indique également que « les fleurs peuvent être livrées à la chambre funéraire de Fleurance, 5 avenue Léonard-de-Vinci ». Le document mentionne naturellement les parents de Lyhanna, mais aussi son petit frère Tayler, son oncle et sa tante, ses grands-parents ainsi que l’ensemble de ses « parents, amis et alliés ».
De nombreuses manifestations en France pour dénoncer les défaillances de la justice
En parallèle de la marche blanche organisée en hommage à Lyhanna, des rassemblements ont eu lieu ce lundi 8 juin 2026 dans une centaine de villes françaises afin de dénoncer les défaillances supposées de la justice dans cette affaire. Jérôme B., principal suspect, fait en effet l’objet d’au moins neuf procédures liées à des accusations de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs. Certaines de ces plaintes remontent à plusieurs années, bien avant la disparition et la mort de la collégienne. La première procédure connue date de décembre 2017, lorsqu’un signalement avait été effectué par la mère d’une lycéenne de 17 ans dénonçant une relation entre sa fille mineure et cet homme alors âgé de 32 ans.