
Une affaire d’occupation illicite a pris une tournure spectaculaire près de Toulouse. À Portet-sur-Garonne, en Haute-Garonne, un propriétaire a décidé d’agir face à des installations répétées sur son terrain.
Excédé, il n’a pas voulu attendre une décision de justice. Il a donc loué une grue pour déposer un bloc de béton de trois tonnes sur le chemin d’accès.
Conséquence immédiate : les caravanes présentes sur la parcelle ne peuvent plus quitter les lieux. L’affaire, rapportée par La Dépêche du Midi, relance ainsi le débat sur les occupations illégales.
Un terrain occupé à plusieurs reprises près de Toulouse
Selon le propriétaire, ce n’est pas la première fois que son terrain de Portet-sur-Garonne est occupé. À plusieurs reprises, des gens du voyage se seraient installés sur cette parcelle.
Chaque fois, le propriétaire explique avoir dû engager des démarches et patienter. Cependant, cette nouvelle occupation a été celle de trop pour lui.
Il affirme avoir donné un ultimatum clair aux occupants. Ils disposaient de quarante-huit heures pour quitter les lieux.
Une fois ce délai écoulé, les caravanes se trouvaient toujours sur le terrain. Le propriétaire a alors décidé de ne plus attendre l’intervention des pouvoirs publics.
« Il y en a marre. Cela fait plusieurs fois que mon terrain est occupé. Maintenant ça suffit », a-t-il confié à La Dépêche du Midi.
Il poursuit : « Je leur ai laissé 48 heures pour quitter les lieux. Ils ne m’ont pas écouté, tant pis pour eux. »
Un bloc de béton de trois tonnes pour bloquer les caravanes
Le propriétaire a alors imaginé une solution particulièrement radicale. Puisqu’il ne pouvait pas empêcher les occupants de rester, il a décidé de les empêcher de repartir avec leurs caravanes.
Pour cela, il a loué une grue. Ensuite, un bloc de béton pesant trois tonnes a été déposé au milieu du chemin menant à sa parcelle.
Désormais, les caravanes ne peuvent plus emprunter cette sortie. Elles restent donc bloquées sur le terrain.
Le propriétaire veut inverser la procédure
Derrière cette décision se trouve un raisonnement précis. Selon le propriétaire, une procédure classique l’obligerait à déposer un référé devant le tribunal.
Il estime qu’il faudrait ensuite attendre au moins un mois avant de pouvoir faire appliquer la décision. Cette fois, il souhaite donc inverser la situation.
« Je n’ai qu’une solution : déposer un référé au tribunal, et cela prend au moins un mois pour faire appliquer la décision et les faire quitter la place », explique-t-il.