
Puis, il ajoute : « Cette fois, ce sont eux qui vont devoir déposer un référé pour que j’enlève mon bloc de béton. »
Toutefois, le bloc ne ferme pas entièrement le passage. D’après le propriétaire, l’espace restant permet toujours aux voitures de sortir en cas d’urgence.
En revanche, les caravanes, plus larges, ne peuvent pas franchir l’obstacle. La mesure vise donc directement leur déplacement.
Les gens du voyage dénoncent la situation
Du côté des occupants, la réaction a été immédiate. Plusieurs membres du groupe ont exprimé leur colère et leur incompréhension après l’installation du bloc.
L’un d’eux a notamment décrit le propriétaire comme « complètement inconscient ». Il a également souligné la présence d’enfants en bas âge dans le campement.
La principale inquiétude concerne les éventuelles situations d’urgence. Les occupants craignent notamment les conséquences si un enfant tombe malade ou si une personne se blesse.
Cependant, le propriétaire maintient que les voitures peuvent toujours emprunter le passage. Il considère donc que les personnes ne sont pas totalement bloquées sur la parcelle.
Sur place, les positions restent opposées. Les gens du voyage voient dans ce bloc une forme d’intimidation et évoquent un risque pour leur sécurité.
De son côté, le propriétaire considère qu’il tente de reprendre le contrôle de son terrain. Le dialogue entre les deux parties semble désormais rompu.
Occupation illicite : des procédures jugées trop longues
Sur le plan juridique, occuper sans droit le terrain d’autrui constitue une infraction. Pourtant, certains propriétaires confrontés à ces situations dénoncent la durée des procédures.
La voie légale consiste notamment à porter plainte. Ensuite, le propriétaire peut saisir le tribunal judiciaire en référé afin d’obtenir une ordonnance d’expulsion.
Une fois cette décision obtenue, il faut encore solliciter le concours de la force publique. Selon les départements, cette étape peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Ces délais peuvent donc provoquer un fort sentiment d’injustice chez les propriétaires concernés. L’affaire de Portet-sur-Garonne illustre précisément cette frustration.