
Samedi 27 juin, dans le Journal inattendu de RTL, Olivia Ruiz a laissé transparaître une vive émotion en réagissant à l’affaire qui secoue le monde de la musique et suscite de nombreuses réactions à travers le pays. Entre indignation et inquiétude, la chanteuse n’a pas caché son ressenti : selon elle, la France doit encore accomplir d’importants progrès pour mieux protéger les femmes et les enfants.
C’est une Olivia Ruiz particulièrement émue qui a pris la parole ce week-end sur les ondes de RTL. L’artiste, révélée au grand public en 2001 grâce à la première saison de Star Academy, s’est confiée avec beaucoup de sincérité sur une actualité qui l’a profondément marquée. Interrogée au sujet de l’affaire concernant Patrick Bruel, elle a exprimé son profond malaise. Plusieurs femmes ont en effet déposé plainte contre le chanteur pour viol et agressions sexuelles, une affaire qui a conduit à sa mise en examen après une garde à vue. Patrick Bruel conteste les faits qui lui sont reprochés et bénéficie de la présomption d’innocence. Cette situation a toutefois suscité une vive émotion chez la chanteuse originaire de Carcassonne, aujourd’hui mère d’un garçon né en 2015.
« C’est digne d’admiration. Je suis émue par le courage de mes consœurs », a-t-elle déclaré avec une voix chargée d’émotion. Quelques instants plus tard, son discours a pris un ton plus grave. « Chaque jour qui passe nous rappelle à quel point ni les femmes ni les enfants ne sont suffisamment protégés dans notre pays. J’ai peur pour mon fils, j’ai peur pour les enfants de mon amie, j’ai peur pour les vôtres. J’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays. » Des paroles fortes qui traduisent une inquiétude profonde face à une réalité qu’elle estime préoccupante.
Très touchée par le sujet, la chanteuse, qui n’a jamais caché sa grande sensibilité, a poursuivi sans détour. « Nos engagements semblent tellement dérisoires face à l’ampleur des besoins. On a le sentiment de ne pas être entendus. Il y a une sorte de cri collectif et, en face, on a parfois l’impression de parler à des personnes qui refusent d’écouter. » À ses yeux, cette situation est difficile à comprendre, d’autant plus que la France possède, selon elle, les moyens d’agir davantage. « C’est dramatique », a-t-elle insisté, visiblement bouleversée.
Au fil de son intervention, Olivia Ruiz a également évoqué un sentiment partagé par de nombreuses personnes engagées dans ces combats. Elle estime que les prises de parole se multiplient depuis plusieurs années, mais que les changements concrets tardent encore à se faire sentir. Pour elle, les témoignages des victimes doivent être entendus avec davantage d’attention et s’accompagner de réponses plus rapides et plus efficaces. Elle regrette que beaucoup aient encore le sentiment de devoir se battre pendant de longues années avant d’obtenir justice ou simplement d’être écoutées.