Ce lundi 24 novembre 2025, le procès d’une mère de famille s’est ouvert devant la cour d’assises de Mont-de-Marsan, dans les Landes. Elle est jugée pour des faits d’empoisonnement présumé sur ses deux filles, dont l’une est décédée en novembre 2019.
En 2022, cette mère de famille a été mise en examen puis placée en détention provisoire. La justice lui reproche d’avoir empoisonné ses deux filles, dont l’une est décédée, ainsi qu’une tentative de meurtre visant le père de ses enfants. Le procès de Maylis D. s’est ouvert ce lundi 24 novembre 2025 devant la cour d’assises de Mont-de-Marsan, dans les Landes, plusieurs années après les faits qui ont conduit à cette procédure judiciaire.
L’affaire trouve son origine le 13 novembre 2019. Ce jour-là, la mère appelle les secours après avoir découvert sa fille de 18 ans en arrêt cardio-respiratoire. Les pompiers interviennent rapidement et parviennent à réanimer la jeune femme sur place. Elle est ensuite transportée en urgence à l’hôpital, où elle reste prise en charge durant plusieurs jours. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, elle succombe finalement six jours plus tard. À la suite de ce décès, une enquête est immédiatement ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la mort de la jeune victime.
Les investigations conduisent rapidement les enquêteurs à ordonner des analyses toxicologiques. Les résultats mettent en évidence la présence de plusieurs médicaments dans l’organisme de la jeune femme, notamment du Propranolol. Ce bêta-bloquant, utilisé dans certaines pathologies cardiovasculaires, peut devenir particulièrement dangereux lorsqu’il est administré à très forte dose. Selon les conclusions de l’enquête, la quantité retrouvée dans l’organisme de la victime était susceptible d’entraîner un décès, ce qui oriente les investigations vers une piste criminelle.
Dans un premier temps, les enquêteurs envisagent toutefois l’hypothèse d’un suicide. Cette piste est étudiée avant d’être progressivement écartée au fil des investigations. Les auditions de nombreux proches, connaissances et témoins viennent modifier la perception de l’affaire. Plusieurs personnes décrivent alors la mère de famille avec des qualificatifs particulièrement sévères, la présentant notamment comme une personne “mythomane”, “menteuse”, “théâtrale” et “manipulatrice”.
Au cours de l’enquête, plusieurs témoignages retiennent l’attention des magistrats. Selon les informations rapportées par BFMTV le 22 novembre 2025, certains proches affirment que Maylis D. avait pris l’habitude de raconter des histoires présentées comme vraies mais qui se révélaient fausses. Elle aurait notamment déclaré avoir été ancien casque bleu à Sarajevo, professeure à la Sorbonne ou encore veuve d’un mari prétendument tué par les Farcs. Toujours selon BFMTV, au mois d’août 2019, elle aurait également confié à une connaissance que sa fille était atteinte d’un cancer et qu’elle préparait déjà ses funérailles, plusieurs mois avant le drame.