Crash de l’avion de parachutisme à Tomblaine : de la fumée aperçue dès le décollage, le BEA dévoile de nouveaux éléments
Le rapport préliminaire du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) apporte un nouvel éclairage sur le crash du Pilatus PC-6 survenu à Tomblaine, en Meurthe-et-Moselle. Plusieurs témoins présents à bord affirment avoir aperçu de la fumée dès les premières secondes du décollage. Les enquêteurs poursuivent toutefois leurs investigations afin de déterminer avec précision l’origine de ce phénomène et son éventuel lien avec l’accident.
Un accident qui a profondément marqué la Meurthe-et-Moselle
Le crash de l’avion de parachutisme survenu le 28 juin continue de susciter de nombreuses interrogations. Ce drame s’est produit quelques minutes seulement après le décollage de l’aérodrome de Nancy-Essey. Les onze personnes présentes à bord ont perdu la vie.
L’appareil transportait cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves ainsi que le pilote. Depuis l’accident, les enquêteurs du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses poursuivent un travail minutieux afin de comprendre les circonstances exactes de cette catastrophe aérienne.
Un rapport préliminaire vient désormais apporter plusieurs éléments nouveaux. Sans tirer de conclusion définitive, il permet de mieux reconstituer le déroulement des derniers instants du vol.
De la fumée remarquée dès la phase de décollage
Parmi les informations les plus importantes figurent les témoignages de plusieurs passagers ayant aperçu de la fumée au moment où l’avion quittait la piste.
Selon le rapport du BEA, les premiers signes inquiétants sont apparus dès la rotation au décollage. Un moniteur installé à l’arrière de la cabine aurait été le premier à remarquer un dégagement de fumée provenant de l’avant droit de l’appareil.
Le document précise :
« Lors de la rotation au décollage, un moniteur situé à l’arrière de l’avion s’exclame “ça fume” en montrant du doigt l’avant droit de la cabine. Le pilote, qui ne semble pas avoir entendu cette annonce, poursuit le décollage. »
Ce témoignage constitue un élément important de l’enquête. Il permet notamment d’établir que des occupants avaient détecté une anomalie alors que l’avion venait tout juste de quitter le sol.
Un second moniteur confirme le phénomène
Quelques instants plus tard, un autre moniteur placé au milieu de la cabine a lui aussi observé la présence de fumée.
D’après les enquêteurs, il aurait désigné la même zone située près du plancher avant de lancer à son tour : « Ça fume ! »
Cette seconde observation tend à confirmer que plusieurs personnes ont perçu un phénomène similaire durant les premières secondes du vol.