
L’arrivée soudaine de plusieurs dizaines de caravanes sur un terrain de rugby a provoqué une vive surprise. Face à cette occupation inattendue, les responsables du club se sont rapidement mobilisés tandis que les gendarmes encadraient les échanges afin d’éviter tout incident.
En découvrant leur stade, les dirigeants du Rugby Club Ajaccien ont constaté la présence de nombreuses caravanes et de plusieurs tentes directement installées sur la pelouse. Cette situation inhabituelle a immédiatement suscité l’inquiétude des bénévoles et des responsables du club.
À quelques semaines du début de la nouvelle saison, le terrain occupe une place essentielle dans la préparation sportive. Les membres du club consacrent également beaucoup de temps à son entretien, ce qui explique leur réaction rapide face à cette occupation.
La nouvelle s’est rapidement propagée. En quelques minutes, plusieurs personnes se sont rendues aux abords du stade pour soutenir les dirigeants et les joueurs.
Les gendarmes sont également intervenus sur place. Leur présence avait pour objectif de surveiller les discussions entre les deux parties et d’éviter que la situation ne dégénère.
Malgré la tension provoquée par cette arrivée imprévue, les échanges sont restés calmes. Les responsables souhaitaient avant tout récupérer leur terrain au plus vite et protéger les installations sportives, notamment les équipements situés sous la pelouse.
Une proposition de rester une semaine rejetée
Les circonstances de l’arrivée du groupe ont rapidement alimenté les désaccords. Jean-Noël Cousin, membre du comité directeur du Rugby Club Ajaccien, affirme que les occupants venaient de Propriano.
Selon lui, ils seraient entrés dans l’enceinte en forçant le portail. Les personnes concernées contestent toutefois cette version des faits.
Le responsable maintient néanmoins ses déclarations. Il explique qu’il avait personnellement arrosé le terrain très tôt dans la matinée.
Vers 5 h 30, il affirme avoir quitté les lieux après avoir refermé le portail avec son cadenas. Lorsqu’il est revenu un peu plus tard, celui-ci avait disparu.
Au cours des discussions, les occupants ont proposé de rester sur le terrain pendant une semaine en échange d’une compensation financière.
Les dirigeants du club ont immédiatement refusé cette proposition. Ils estimaient qu’une telle occupation risquait d’endommager durablement la pelouse ainsi que le système d’arrosage.
Plusieurs tentes avaient déjà commencé à être installées. Or, des canalisations passent sous le terrain afin d’assurer son irrigation. Les responsables craignaient que les piquets utilisés pour fixer les tentes ne percent ces conduites.
Le club souhaitait également préserver un espace utilisé tout au long de l’année par les enfants, les adhérents et les joueurs.