
Une affaire de négligence animale a suscité une vive émotion à Bourg-Saint-Maurice, en Savoie. Deux chevaux ont été découverts dans un pré d’altitude dans un état de détresse extrême. Amaigris et privés de conditions de vie adaptées, les animaux ont finalement été pris en charge après l’intervention des autorités.
Malgré les secours apportés, l’un des deux chevaux n’a pas survécu. La propriétaire présumée des équidés, identifiée comme Catherine dans le dossier, s’est retrouvée devant le tribunal correctionnel d’Albertville.
Un promeneur donne l’alerte
Tout commence lorsqu’un promeneur remarque deux chevaux dans un pré situé à Bourg-Saint-Maurice.
Inquiet de leur état, il décide de signaler la situation à la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations, la DDETSPP.
Selon les éléments rapportés, les deux animaux auraient été laissés sans eau ni nourriture suffisantes pendant plusieurs semaines.
Leur état de santé s’était progressivement dégradé.
Face à la gravité du signalement, des agents ont été envoyés sur place afin de vérifier les conditions dans lesquelles vivaient les deux équidés.
Des chevaux extrêmement amaigris
La découverte des agents est particulièrement préoccupante.
Les deux chevaux sont très amaigris et l’un d’entre eux n’est même plus capable de se déplacer normalement.
Autour d’eux, certains arbres ont été rongés.
Ce détail est interprété comme un signe de la faim dont souffraient les animaux.
La situation est d’autant plus préoccupante qu’aucun abri adapté n’est disponible dans le pré.
L’endroit est également difficile d’accès, ce qui complique l’acheminement de nourriture et les soins nécessaires.
La propriétaire mise en demeure
Devant l’état des animaux, la DDETSPP décide d’intervenir.
Catherine, présentée comme leur propriétaire, est mise en demeure de répondre aux besoins essentiels des chevaux dans un délai de 48 heures.
Les autorités attendent donc une réaction rapide permettant d’améliorer leurs conditions de vie.
Mais quelques jours plus tard, un courrier d’opposition à cette mise en demeure est reçu.
Lors d’une nouvelle visite sur place, les agents ne constatent aucune amélioration significative.
Une autre solution doit alors être trouvée pour protéger les animaux.
Les chevaux sont finalement confiés à l’association CHEVAL ESPOIR 38.
L’un des deux chevaux ne survivra pas
Malheureusement, l’intervention arrive trop tard pour l’un des équidés.
Très affaibli par la malnutrition, le cheval finit par mourir.
L’affaire est ensuite portée devant le tribunal correctionnel d’Albertville.
À l’audience, Catherine refuse de s’exprimer et conteste être la propriétaire des animaux.
Un agent de la DDETSPP rappelle de son côté les besoins fondamentaux des chevaux.