
Une arrivée impressionnante a bouleversé le quotidien d’Ingenheim, petite commune du Bas-Rhin. Depuis le 12 septembre, près de 300 caravanes de gens du voyage occupent un vaste terrain situé à la sortie du village.
Le terrain est très majoritairement privé et l’arrivée du convoi n’était pas prévue. Pourtant, le maire Raymond Marzolf a choisi de privilégier le dialogue.
Il a accepté que le groupe reste temporairement sur place, mais sous plusieurs conditions.
Surtout, une date limite a été fixée : le 28 septembre.
Près de 300 caravanes arrivent à Ingenheim
Le convoi s’est installé le samedi 12 septembre.
Les caravanes ont pris place sur un terrain en herbe situé en bordure de la D67. Le site se trouve à la sortie d’Ingenheim, en direction de Wilwisheim.
Selon les estimations rapportées par Les Dernières Nouvelles d’Alsace, environ 300 caravanes sont présentes.
Le chiffre est considérable pour cette petite commune du Pays de la Zorn.
Ingenheim compte en effet moins de 400 habitants.
Si chaque caravane accueille en moyenne trois personnes, le nombre de voyageurs pourrait approcher le millier.
Le campement représenterait alors une population nettement supérieure à celle du village.
Un terrain très majoritairement privé
La question de la propriété du terrain complique encore la situation.
Le campement occupe une superficie d’environ huit hectares.
Or, le site n’appartient pas à un seul propriétaire.
Une demi-douzaine de propriétaires privés se partageraient l’essentiel du terrain. Une petite partie seulement serait communale.
L’arrivée du convoi s’est faite sans autorisation préalable, selon les informations publiées sur cette affaire.
Le maire s’est donc retrouvé face à une situation délicate dès le début de son mandat.
Raymond Marzolf a été élu maire d’Ingenheim en mars 2026.
Le maire privilégie la négociation
Face à l’ampleur du campement, la municipalité aurait pu privilégier immédiatement une procédure visant à obtenir le départ du groupe.
Raymond Marzolf a choisi une autre approche.
Le maire a accepté temporairement la présence des caravanes.
Cette autorisation reste toutefois exceptionnelle et limitée dans le temps.
Le stationnement doit prendre fin le lundi 28 septembre.
Le maire a ainsi expliqué que l’utilisation du terrain serait « tolérée à titre tout à fait exceptionnel pour une durée de 17 jours ».
En contrepartie, plusieurs engagements doivent être respectés.
Une « attitude exemplaire » demandée
La première exigence concerne le comportement pendant toute la durée du séjour.
Raymond Marzolf demande une « attitude exemplaire ».
Le campement doit également fonctionner « dans le respect des installations ».