
La situation aurait été particulièrement tendue dans les coulisses. Après plusieurs actions de militantes féministes, les dernières représentations de la pièce dans laquelle jouait Patrick Bruel ont finalement été annulées au Théâtre Édouard VII, à Paris.
Selon les informations rapportées par Le Parisien, cette décision n’aurait cependant pas été simple à prendre. Patrick Bruel aurait d’abord refusé d’envisager un arrêt anticipé du spectacle. Des questions financières et contractuelles auraient également pesé dans les discussions.
Depuis, le chanteur de 67 ans a été mis en examen dans plusieurs dossiers de violences sexuelles. Il conteste les accusations portées contre lui et reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.
L’affaire Patrick Bruel aurait pesé sur une autre décision
Le 30 juillet, Le Parisien s’est intéressé à l’annulation d’Un château de cartes, pièce qui devait être jouée au Théâtre des Nouveautés, dans le IXe arrondissement de Paris.
Gérard Darmon devait notamment être à l’affiche du spectacle.
La production a finalement décidé de ne pas maintenir son retour sur scène, alors que l’acteur fait lui aussi l’objet d’accusations de violences sexistes et sexuelles.
Selon les informations rapportées, le propriétaire du théâtre et le producteur auraient notamment redouté de connaître une situation similaire à celle vécue quelques semaines auparavant avec Patrick Bruel.
Cette précédente affaire aurait donc pesé dans leur réflexion.
Des militantes interrompent une représentation
Patrick Bruel jouait depuis janvier au Théâtre Édouard VII.
Le chanteur partageait notamment l’affiche avec Marine Delterme et Stéphane Freiss.
Mais le contexte autour du spectacle s’était progressivement tendu.
À la fin du mois de mai, des militantes féministes du collectif Nous Toutes avaient perturbé une représentation.
Elles avaient notamment lancé des slogans mettant directement en cause Patrick Bruel.
Ces interventions faisaient référence aux accusations de violences sexuelles visant le chanteur.
À ce moment-là, plusieurs plaintes avaient déjà été déposées contre lui.
Patrick Bruel contestait les accusations.
Une deuxième mobilisation accentue la pression
Les tensions ne se sont pas arrêtées après cette première action.
Quelques jours plus tard, une nouvelle mobilisation a lieu autour du Théâtre Édouard VII.
Des militantes de Nous Toutes manifestent notamment devant l’établissement.
La situation devient alors de plus en plus difficile pour la direction.
Le 3 juin, une représentation est annulée.
Puis, le lendemain, une décision plus importante est annoncée.
Les cinq dernières représentations de la pièce sont supprimées.
La direction du théâtre indique alors que cette décision a été prise en accord avec les comédiens.