
Une séquence filmée devant le lycée professionnel Nicolas-Louis Vauquelin, à Paris, provoque de nombreuses réactions. Après les graves incidents survenus devant son établissement, la proviseure Carole Zerbib répond aux journalistes. Mais lorsqu’elle découvre qu’une question lui est posée par CNews, elle refuse de poursuivre l’échange.
« Je ne suis pas d’accord avec la ligne éditoriale de CNews », explique-t-elle devant les caméras. La cheffe d’établissement va même plus loin en estimant que la chaîne ne fait « pas du bien aux jeunes ».
Cette courte séquence intervient dans un contexte particulièrement tendu. Quelques heures auparavant, le lycée Vauquelin avait été visé par un groupe d’individus et un incendie avait été déclenché devant son entrée.
Une matinée particulièrement violente au lycée Vauquelin
Les faits se déroulent lundi 5 octobre 2026 dans le 13e arrondissement de Paris.
Très tôt dans la matinée, un groupe d’individus arrive devant le lycée professionnel Nicolas-Louis Vauquelin.
Selon Carole Zerbib, une dizaine de jeunes cagoulés, masqués et habillés en noir se présentent devant l’établissement.
La proviseure comprend rapidement que la situation risque de dégénérer.
Elle expliquera ensuite que le dialogue semblait impossible avec le groupe.
Des poubelles sont notamment projetées contre l’entrée avant d’être incendiées.
Une centaine de personnes doivent rester confinées
Face aux violences, les mesures de sécurité sont rapidement renforcées.
Environ une centaine d’élèves et de membres du personnel doivent être confinés à l’intérieur de l’établissement.
Plusieurs tentatives d’intrusion sont également signalées.
Les cours sont finalement suspendus pour la journée.
Après les incidents, la présence des forces de l’ordre autour du lycée permet de sécuriser les lieux.
Carole Zerbib accepte alors de répondre aux nombreuses questions des journalistes présents devant l’établissement.
La proviseure craint un retour des groupes
Devant les caméras, Carole Zerbib est interrogée sur la suite de la journée.
La cheffe d’établissement reconnaît que la présence policière la rassure.
« Tant qu’il y a les forces de l’ordre aux abords de l’établissement, je me dis que ça va aller », explique-t-elle.
Cependant, elle ne cache pas son inquiétude.
Selon elle, un retour des individus reste possible.
La proviseure estime que ces groupes pourraient vouloir s’en prendre à ce qu’ils considèrent comme des symboles de l’État.
Dans ce contexte, chaque question des journalistes porte naturellement sur les violences qui viennent de toucher son établissement.
« Ce ne sont pas mes élèves »
Un journaliste cherche ensuite à connaître l’identité des personnes responsables.
Carole Zerbib tient immédiatement à faire une distinction importante.
Elle affirme que les auteurs ne sont pas des élèves de son lycée.