
Ce lundi 12 octobre 2026, un adolescent de 14 ans a ouvert le feu à plusieurs reprises dans son collège situé à Aubagne. Trois personnes ont été blessées, dont le principal de l’établissement. Après deux jours de garde à vue, le jeune suspect a reconnu les faits, tout en affirmant qu’il n’avait pas l’intention de tuer les personnes visées.
L’affaire a provoqué une vive émotion. Lundi, l’adolescent est arrivé dans son collège avec une arme dissimulée dans un étui à guitare.
Une fois à l’intérieur de l’établissement, le jeune homme a ouvert le feu à plusieurs reprises. Trois personnes ont été blessées lors de l’attaque.
Parmi elles figure le principal du collège, âgé de 53 ans.
La situation aurait pu avoir des conséquences encore plus graves. Un conseiller principal d’éducation (CPE) est finalement parvenu à maîtriser l’adolescent.
Le jeune suspect a ensuite été remis aux forces de l’ordre et placé en garde à vue.
Ses deux parents ont également été entendus après la découverte de plusieurs armes au domicile familial. Ils ont cependant été relâchés rapidement.
Les enquêteurs ont ensuite concentré leurs recherches sur le profil du collégien et sur les raisons susceptibles d’expliquer son passage à l’acte.
Son téléphone et son ordinateur examinés par les enquêteurs
Les investigations ont notamment porté sur les appareils électroniques utilisés par l’adolescent.
Son téléphone et son ordinateur ont été fouillés afin de mieux comprendre ses centres d’intérêt, ses échanges et les éventuelles recherches réalisées avant les faits.
Selon les premiers éléments communiqués, l’examen des appareils aurait révélé des signes possibles d’adhésion à une mouvance radicale.
Les enquêteurs auraient également découvert des éléments témoignant d’une fascination pour les tueries de masse.
Ces découvertes ont donné une nouvelle dimension à l’enquête.
Le parquet national antiterroriste s’est ainsi saisi de l’affaire afin d’examiner les motivations du jeune suspect et de déterminer si son acte pouvait être lié à une idéologie ou à une communauté radicale.
Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre depuis combien de temps l’adolescent préparait son projet et quels éléments ont pu influencer son comportement.
L’adolescent reconnaît avoir préparé son projet pendant plusieurs mois
Après environ 48 heures, la garde à vue du jeune homme a été levée ce mercredi 14 octobre aux alentours de 10 heures.
Durant ses auditions, l’adolescent aurait reconnu être l’auteur des faits.
Selon le communiqué du parquet, le suspect a admis avoir préparé son projet depuis plusieurs mois.
Il conteste cependant un élément essentiel : l’intention de tuer les personnes qu’il avait prises pour cibles.