
Par ailleurs, six spécialistes de l’Institut national de toxicologie réalisent les analyses ADN post mortem. Ces examens doivent aider à identifier les victimes lorsque les empreintes ne permettent pas encore de confirmer leur identité.
Des familles toujours dans l’attente de nouvelles de leurs proches
Le drame provoque également une forte mobilisation des services chargés de recueillir les signalements de disparition. Les bureaux de la Guardia Civil ont enregistré 70 déclarations. Elles concernent des proches qui recherchent un membre de leur famille ou une personne de leur entourage.
Deux des personnes signalées ont finalement été retrouvées vivantes. Les déclarations se répartissent entre plusieurs villes. Les autorités en ont enregistré 38 à Tolède, 23 à Madrid et sept à Séville. Une déclaration a également été enregistrée à Ciudad Real et une autre à Logroño.
Les équipes poursuivent les autopsies et les identifications sans interruption depuis mercredi. Elles cherchent à avancer avec rigueur tout en permettant aux familles d’obtenir des réponses.
Pour les accompagner, plusieurs professionnelles assurent également un soutien psychologique. Trois psychologues de l’Institut de médecine légale de Tolède participent à ce dispositif.
Une autre intervient depuis le service d’aide aux victimes. Enfin, une dernière vient de l’Institut de médecine légale et des sciences médico-légales compétent au niveau national.
Les autorités doivent encore établir précisément le déroulement de l’accident. Les investigations techniques et judiciaires suivent des procédures distinctes. Toutefois, leurs conclusions pourront aider à comprendre les décisions prises avant le drame.
À ce stade, le bilan communiqué par le Centre intégré de données reste de 69 personnes décédées. Les équipes ont effectué 48 autopsies et transmis cinq identifications aux familles.
Parallèlement, l’employé d’Adif qui avait autorisé le train AVE à reprendre sa marche normale a refusé de répondre aux questions de la Guardia Civil. Il a ainsi exercé son droit de garder le silence.
Son rôle et les circonstances de cette décision restent donc au cœur de l’enquête. Pour le moment, les investigations se poursuivent. Aucune conclusion définitive sur les responsabilités ne peut encore être tirée.