
L’enquête sur le grave accident ferroviaire survenu dans la province de Tolède, en Espagne, se poursuit. Les autorités cherchent toujours à comprendre les circonstances du drame. Elles doivent également déterminer les éventuelles responsabilités pénales.
Dans ce contexte, un élément attire particulièrement l’attention des enquêteurs. Un employé du centre de contrôle d’Adif avait donné l’ordre à un train AVE de reprendre sa circulation à vitesse normale. Cependant, il a refusé de répondre aux questions de la Guardia Civil.
Selon des sources proches de l’enquête citées par l’agence EFE, ce salarié a choisi d’exercer son droit de garder le silence devant la police judiciaire. Les investigations doivent notamment éclaircir les décisions prises au moment de l’accident. Elles doivent aussi déterminer dans quelles conditions le train a poursuivi son trajet.
Parallèlement, l’enquête technique avance à son propre rythme. L’autorité indépendante chargée d’examiner les accidents ferroviaires, maritimes et aériens n’avait pas encore interrogé les conducteurs ni les responsables de la circulation.
D’après les informations communiquées, ces personnes ne se trouvaient pas encore en état de participer à des entretiens.
L’enquête se poursuit et les médecins légistes multiplient les autopsies
Pendant que les enquêteurs recueillent les premiers éléments, les équipes médico-légales poursuivent leur travail. L’Institut de médecine légale de Tolède et de Ciudad Real a reçu les corps de 69 personnes décédées dans l’accident. Le drame est survenu à Urda, dans la province de Tolède.
Les médecins légistes ont déjà réalisé 48 autopsies. Ces chiffres ont été communiqués par le Centre intégré de données (CID), créé pour coordonner les informations liées à cette catastrophe.
Ce bilan comprend également une personne décédée après son admission à l’hôpital de Ciudad Real. Les équipes ont effectué l’autopsie de cette victime dans les locaux de l’Institut de médecine légale de la ville.
Les opérations d’identification se poursuivent également. Jusqu’à présent, les autorités ont pu communiquer cinq identifications aux familles. Elles concernent trois femmes et deux hommes.
Pour établir ces identités, les spécialistes ont utilisé les empreintes digitales. Le service de criminalistique de la Guardia Civil réalise ces examens.
Plusieurs équipes participent aux opérations. Douze médecins légistes viennent de l’institut de Tolède. Six autres viennent de celui de Ciudad Real et deux de celui de Cáceres.
Deux autres médecins légistes conseillent également les équipes. Ils interviennent au nom du ministère espagnol de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes.
Des techniciens apportent aussi leur aide. Trois travaillent depuis Tolède, deux viennent d’Albacete et un autre de Guadalajara.