
Il indique ainsi qu’« au moment précis des faits, alors que son véhicule était bloqué dans le flot de la circulation et même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il a présenté un danger immédiat pour la vie de Florian M. ou celle de son collègue ».
La légitime défense écartée par le parquet
Le parquet poursuit son raisonnement concernant la trajectoire que pouvait prendre la voiture. Selon lui, le policier ne pouvait pas savoir avec certitude ce qui allait se produire après le redémarrage.
Il précise ainsi que « Florian M., au moment du tir, ne pouvait anticiper la trajectoire future du véhicule ». Cette appréciation demeure valable malgré les événements survenus auparavant.
Le parquet reconnaît pourtant que « le périple antérieur » avait pu laisser penser au policier que Nahel finirait par provoquer un accident. Néanmoins, cet élément ne suffit pas à justifier le tir au moment précis des faits.
De ce fait, selon l’analyse du parquet, Florian M. ne peut pas invoquer la légitime défense. La procédure judiciaire pourrait donc désormais conduire le policier devant un tribunal.
S’il est jugé pour les faits qui lui sont reprochés, Florian M. encourt jusqu’à 20 ans de prison. L’affaire Nahel entre ainsi dans une nouvelle étape judiciaire après le réquisitoire du parquet de Nanterre.